Planet Fellowship (fr)

Wednesday, 18 April 2012

Entretien paru dans le magazine Linux Pratique Essentiel, Octobre 2011

Blog d'Hugo » FSFE | 15:32, Wednesday, 18 April 2012

J’ai répondu aux questions d’Aline Hof à l’occasion d’un entretien paru dans le numéro 22 du magazine Linux Pratique Essentiel, page 14.

-Peux-tu nous présenter ton parcours ?

Je suis étudiant à Sciences Po depuis 2007, actuellement en année de césure avant de terminer un master en droit économique, spécialité droit d’auteur, droit des brevets et droit des marques. On peut dire que mon intérêt pour la matière vient assez directement de ma passion pour le Logiciel Libre et la technologie, suscitée très largement par les écrits de Richard Stallman.

-Peux-tu rappeler brièvement à nos lecteurs ce qu’est la FSFE ? Quels sont ses liens avec la Free Software Foundation ?

La FSFE est une organisation indépendante et à but non lucratif qui œuvre en faveur de la liberté dans la société de l’information. Bien entendu le Logiciel Libre est un élément clé de cette métamorphose. Notre action se concentre sur trois piliers pour influencer ce changement : la sensibilisation du public, la sphère politique et institutionnelle, et le droit. Porter le message du Logiciel Libre au plus grand nombre est important, notamment au-delà des milieux techniques, c’est un message positif et porteur de progrès qui est nécessaire. C’est aussi pour cela que nous influençons les prises de décision et que nous travaillons avec les institutions politiques pour promouvoir les intérêts des utilisateurs et des développeurs de logiciels libres. Cela passe entre autres par plus de concurrence, l’adoption de standards ouverts, ainsi qu’une meilleure interopérabilité. Enfin pour les questions juridiques, la FSFE aide les projets et les développeurs dans leurs choix de licences et d’autres questions, par exemple les cessions de droits d’auteur. Nous avons un savoir-faire précieux dans ce domaine, notamment puisque nous administrons le plus grand réseau juridique d’experts du Logiciel Libre. Heureusement nous ne sommes pas le seul groupe ! La FSFE est une organisation-sœur — bien qu’indépendante financièrement — de la FSF américaine. Nous travaillons en vertu des mêmes principes, disons que la FSFE promeut le libre à la sauce européenne :-) Nous sommes d’ailleurs un groupe divers, avec des nationalités et des cultures différentes.

-Comment en es-tu venu à t’impliquer au sein de celle-ci et quel est ton rôle au sein de cette organisation ?

J’ai découvert l’organisation par son action dans le procès de Microsoft contre l’Union Européenne. Mais je connaissais peu la FSFE. J’ai commencé à m’impliquer un peu en 2008. Puis lorsque je cherchais un stage pour ma 3e année d’étude, j’ai naturellement pensé à envoyer ma candidature, attiré par sa diversité culturelle et le côté à la fois politique et juridique. Depuis, j’ai décidé de continuer mon engagement bénévolement. Je coordonne les activités de la FSFE en France, ce qui inclut les traductions, mais aussi construire des ponts avec la communauté, en participant aux évènements comme les RMLL ou la braderie de Lille. Depuis mars, les Fellows m’ont aussi élu pour les représenter à l’Assemblée générale. Enfin, je suis resté très actif dans l’équipe juridique de la FSFE et je coordonne notamment la publication de la Revue internationale de droit du logiciel libre (http://ifosslr.org).

-Quels sont les projets actuellement suivis par la FSFE ?

Nous arrivons bientôt au terme de la campagne pour les lecteurs PDF libres. On voit souvent sur des sites publics et institutionnels des mentions du type « pour lire nos documents PDF, il faut télécharger . . . » un logiciel propriétaire. C’est absurde puisque le PDF est un standard ouvert et qu’il existe de nombreux lecteurs libres. Or les sites publics ont une responsabilité. Nous nous sommes dit : si on pouvait remplacer ou rajouter à côté de chacune de ces publicités déguisées une mention en faveur du Logiciel Libre, ce serait une bonne chose ! Alors on a organisé une sorte de chasse aux bugs et nous avons contacté ces institutions pour leur faire part de nos préoccupations. Ça a plutôt bien marché. Je crois que l’exemple le plus parlant est celui de la ville de Hamburg : http://www.hamburg.de/adobe (traduction http://ur1.ca/4zp10 ) Avec les élections, il y a aussi une campagne « Demandez à vos candidats », qui est reproduite dans plusieurs pays à l’occasion. L’April le fait aussi très bien en France avec Candidats.fr Concernant les sujets plus techniques, l’une de nos préoccupations stratégiques majeures concerne le développement de systèmes distribués, pour des logiciels et des réseaux autonomes et intelligents plutôt que des systèmes centralisés. Nous travaillons d’ailleurs à faire de cela l’une des priorités du prochain programme-cadre de recherche de l’Union Européenne. Enfin, nous suivons beaucoup l’actualité des brevets, l’un des sujets chauds du moment pour notre liberté logicielle. Nous avons travaillé avec les autorités de la concurrence sur les grosses transactions récentes (Novell, Nortel, etc.). Et à plus long terme, c’est aussi une réforme du système européen de standardisation que nous encourageons.

-À côté de ton implication au sein de cette organisation, tu es également le co-fondateur de l’association Libertés Numériques, peux-tu nous en dire plus (membres, actions, etc.) ?

Nous organisons et animons la vie et le débat numérique à SciencesPo auprès des étudiants. Libertés Numériques (http://www.libertesnumeriques.net/ ) est un noyau dur d’une dizaine d’étudiants. Depuis trois ans, nous organisons débats, conférences (comme le cycle de conférences de Benjamin Bayart sur l’Internet), et évènements liés au libre. Pour la mi-octobre, nous mettons sur pied une conférence de Richard Stallman. Nous rédigeons également de la documentation (sous licence libre) spécifique à Sciences Po pour aider nos camarades à mieux exploiter les outils de Sciences Po, notamment avec des outils libres.

-Avec les réseaux sociaux, des services de cloud computing, les débats actuels concernant la neutralité du Web…, comment imagines-tu l’avenir d’Internet ?

L’Internet est devenu l’outil majeur de la liberté d’expression aujourd’hui. Cela a notamment été rendu possible parce qu’il est construit, à sa base et dans ses applications, en majorité par des logiciels libres et des standards ouverts. Nous devons préserver cette liberté qui a fait de l’Internet une source d’innovations sans précédent. Et le Logiciel Libre sera crucial, car il donne le contrôle à l’utilisateur et que c’est de là que vient l’innovation. Mais bien sûr, ce n’est pas le seul élément. Notamment, la neutralité du net est fondamentale : sans elle, nous irons progressivement vers un réseau où il faudra demander la permission à quelqu’un pour pouvoir innover. C’est contraire au contexte qui fit germer le logiciel libre et le Web. Je pense que l’avenir d’Internet passe par les systèmes distribués qui respectent le caractère privé des données personnelles tout en tirant avantage des réseaux. Mais il faut absolument lutter contre le cloisonnement des réseaux et pour cela, nous avons besoins de standards ouverts.

-Et l’utilisation de GNU/Linux et de logiciels libres dans tout cela ?

J’utilisais le système d’exploitation qui été lié à la vente de mon ordinateur auparavant, jusqu’au jour où j’ai décidé d’installer Ubuntu, puisqu’il fournissait déjà tous les logiciels libres que j’utilisais. Je suis passé progressivement à Debian depuis. Mais là je voulais essayer un peu Gnome 3 donc j’ai installé Fedora. J’aime beaucoup Gnome 3, mais je préfère Debian à Fedora !

-Souhaites-tu ajouter quelque chose ?

Ce sont des bénévoles et des passionnés qui emmènent la FSFE toujours plus loin. C’est grâce à vous que nous pouvons faire tout cela. Si vous voulez nous rejoindre ou contribuer de votre temps, vous pouvez jeter un coup d’œil sur http://fsfe.org/contribute/contribute.fr.html

Wednesday, 28 March 2012

cyberlaw:conf/ avec Lawrence Lessig

Blog d'Hugo » FSFE | 15:00, Wednesday, 28 March 2012

Lawrence Lessig, CC-BY R. Scoble

Vendredi 6 avril à Sciences Po, aura lieu le premier colloque du projet Cyberlaw. Au programme, une conférence de Lawrence Lessig, professeur de droit à Harvard et auteur de Code, and other laws of Cyberspace et bien sûr, The Future of Ideas. Lessig est également connu pour avoir fondé le mouvement Creative Commons et fait campagne pour une réforme du système de copyright, et plus récemment du système politico-financier américain.

Lawrence Lessig, “The Character of Cyberlaw Battles” Sciences Po, 17 heures (amphi E. Boutmy, sur inscription)

Au programme de la matinée du 6 avril également

  • Le futur du droit d’auteur, quelles innovations juridiques ?10h15 – 12h00
    • Michel Vivant, Professeur des Universités à Sciences Po et Directeur scientifique de la spécialité « Propriété intellectuelle »
    • Mélanie Dulong de Rosnay, responsable juridique de Creative Commons France
    • David Laliberté, Research In Motion Limited (RIM)
    • Lionel Maurel, conservateur à la Bibliothèque nationale de France, auteur du blog S.I.Lex
  • <il> Données personnelles & « Cloud Computing », un équilibre est-il possible ?12h30 – 14h00
    • Emmanuelle Bartoli, Chief Legal Counsel Data Protection and Security, Atos
    • Jean Frayssinet, Professeur émérite à l’Université d’Aix-Marseille
    • Philippe Gilliéron, Professeur à la faculté de droit de l’Université de Lausanne, collaborateur chez BCCC Avocats


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DFD2012 : libérons nos documents !

Blog d'Hugo » FSFE | 12:35, Wednesday, 28 March 2012

C’est aujourd’hui le Document Freedom Day, une journée internationale de sensibilisation et d’éducation sur l’importance des standards ouverts : les fondations et le ciment de nos infrastructures techniques. Nous bénéficions de leur effets tous les jours : les standards d’Internet, de l’email, mais aussi du web sont tous des standards ouverts. De même, ce sont les standards qui permettent l’interopérabilité entre les logiciels, ce sont donc de véritables remparts contre les méfaits de l’enfermement propriétaire.

Document Freedom Day 2012

Saturday, 03 March 2012

SABAM contre Netlog

Blog d'Hugo » FSFE | 16:23, Saturday, 03 March 2012

ARRÊT DE LA COUR (troisième chambre)
16 février 2012 (*)

Belgische Vereniging van Auteurs, Componisten en Uitgevers CVBA (SABAM) contre Netlog NV,

36 À cet égard, il est constant que la mise en œuvre de ce système de filtrage supposerait:

  • que le prestataire de services d’hébergement identifie tout d’abord, au sein de l’ensemble des fichiers stockés sur ses serveurs par tous les utilisateurs de ses services, les fichiers qui sont susceptibles de contenir des œuvres sur lesquelles les titulaires de droits de propriété intellectuelle prétendent détenir des droits;
  • qu’il détermine, ensuite, lesquels parmi ces fichiers sont stockés et mis à la disposition du public de manière illicite, et
  • qu’il procède, enfin, au blocage de la mise à disposition de fichiers qu’il a considérés comme étant illicites.

37 Ainsi, une telle surveillance préventive exigerait une observation active des fichiers stockés par les utilisateurs auprès du prestataire de services d’hébergement et concernerait tant la quasi-totalité des informations ainsi stockées que l’ensemble des utilisateurs des services de ce prestataire (voir, par analogie, arrêt Scarlet Extended, précité, point 39).

38 Eu égard à ce qui précède, il convient de constater que l’injonction faite au prestataire de services d’hébergement de mettre en place le système de filtrage litigieux l’obligerait à procéder à une surveillance active de la quasi-totalité des données concernant l’ensemble des utilisateurs de ses services, afin de prévenir toute atteinte future à des droits de propriété intellectuelle. Il s’ensuit que ladite injonction imposerait au prestataire de services d’hébergement une surveillance générale qui est interdite par l’article 15, paragraphe 1, de la directive 2000/31 (voir, par analogie, arrêt Scarlet Extended, précité, point 40).

39 Aux fins d’apprécier la conformité de cette injonction au droit de l’Union, il convient en outre de tenir compte des exigences résultant de la protection des droits fondamentaux applicables, tels que ceux mentionnés par la juridiction de renvoi.

40 À cet égard, il convient de rappeler que l’injonction en cause au principal poursuit l’objectif visant à assurer la protection des droits d’auteur, qui font partie du droit de propriété intellectuelle, auxquels sont susceptibles de porter atteinte la nature et le contenu de certaines informations stockées et mises à la disposition du public au moyen du service fourni par le prestataire de services d’hébergement.

41 La protection du droit de propriété intellectuelle est certes consacrée à l’article 17, paragraphe 2, de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (ci-après la «charte»). Cela étant, il ne ressort nullement de cette disposition, ni de la jurisprudence de la Cour, qu’un tel droit serait intangible et que sa protection devrait donc être assurée de manière absolue (arrêt Scarlet Extended, précité, point 43).

42 En effet, ainsi qu’il découle des points 62 à 68 de l’arrêt du 29 janvier 2008, Promusicae (C-275/06, Rec. p. I-271), la protection du droit fondamental de propriété, dont font partie les droits liés à la propriété intellectuelle, doit être mise en balance avec celle d’autres droits fondamentaux.

43 Plus précisément, il ressort du point 68 dudit arrêt qu’il incombe aux autorités et aux juridictions nationales, dans le cadre des mesures adoptées pour protéger les titulaires de droits d’auteur, d’assurer un juste équilibre entre la protection de ce droit et celle des droits fondamentaux de personnes qui sont affectées par de telles mesures.

44 Ainsi, dans des circonstances telles que celles de l’affaire au principal, les autorités et les juridictions nationales doivent notamment assurer un juste équilibre entre la protection du droit de propriété intellectuelle, dont jouissent les titulaires de droits d’auteur, et celle de la liberté d’entreprise dont bénéficient les opérateurs tels que les prestataires de services d’hébergement en vertu de l’article 16 de la charte (voir arrêt Scarlet Extended, précité, point 46).

45 Or, dans l’affaire au principal, l’injonction de mettre en place le système de filtrage litigieux implique de surveiller, dans l’intérêt de ces titulaires, la totalité ou la plus grande partie des informations stockées auprès du prestataire de services d’hébergement concerné, cette surveillance étant en outre illimitée dans le temps, visant toute atteinte future et supposant de devoir protéger non seulement des œuvres existantes, mais également les œuvres qui n’ont pas encore été créées au moment de la mise en place dudit système.

46 Ainsi, une telle injonction entraînerait une atteinte caractérisée à la liberté d’entreprise du prestataire de services d’hébergement puisqu’elle l’obligerait à mettre en place un système informatique complexe, coûteux, permanent et à ses seuls frais, ce qui serait d’ailleurs contraire aux conditions prévues à l’article 3, paragraphe 1, de la directive 2004/48, qui exige que les mesures pour assurer le respect des droits de propriété intellectuelle ne soient pas inutilement complexes ou coûteuses (voir, par analogie, arrêt Scarlet Extended, précité, point 48).

47 Dans ces conditions, il convient de constater que l’injonction de mettre en place le système de filtrage litigieux doit être considérée comme ne respectant pas l’exigence que soit assuré un juste équilibre entre, d’une part, la protection du droit de propriété intellectuelle, dont jouissent les titulaires de droits d’auteur, et, d’autre part, celle de la liberté d’entreprise dont bénéficient les opérateurs tels que les prestataires de services d’hébergement (voir, par analogie, arrêt Scarlet Extended, précité, point 49).

48 De plus, les effets de ladite injonction ne se limiteraient pas au prestataire de services d’hébergement, le système de filtrage litigieux étant également susceptible de porter atteinte aux droits fondamentaux des utilisateurs des services de ce prestataire, à savoir à leur droit à la protection des données à caractère personnel ainsi qu’à leur liberté de recevoir ou de communiquer des informations, ces droits étant protégés par les articles 8 et 11 de la charte.

49 En effet, l’injonction de mettre en place le système de filtrage litigieux impliquerait, d’une part, l’identification, l’analyse systématique et le traitement des informations relatives aux profils créés sur le réseau social par les utilisateurs de ce dernier, les informations relatives à ces profils étant des données protégées à caractère personnel, car elles permettent, en principe, l’identification desdits utilisateurs (voir, par analogie, arrêt Scarlet Extended, précité, point 51).

50 D’autre part, ladite injonction risquerait de porter atteinte à la liberté d’information, puisque ce système risquerait de ne pas suffisamment distinguer entre un contenu illicite et un contenu licite, de sorte que son déploiement pourrait avoir pour effet d’entraîner le blocage de communications à contenu licite. En effet, il n’est pas contesté que la réponse à la question de la licéité d’une transmission dépende également de l’application d’exceptions légales au droit d’auteur qui varient d’un État membre à l’autre. En outre, certaines œuvres peuvent relever, dans certains États membres, du domaine public ou elles peuvent faire l’objet d’une mise en ligne à titre gratuit de la part des auteurs concernés (voir, par analogie, arrêt Scarlet Extended, précité, point 52).

51 Par conséquent, il convient de constater que, en adoptant l’injonction obligeant le prestataire de services d’hébergement à mettre en place le système de filtrage litigieux, la juridiction nationale concernée ne respecterait pas l’exigence d’assurer un juste équilibre entre le droit de propriété intellectuelle, d’une part, et la liberté d’entreprise, le droit à la protection des données à caractère personnel et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations, d’autre part (voir, par analogie, arrêt Scarlet Extended, précité, point 53).

«Société de l’information – Droit d’auteur – Internet – Prestataire de services d’hébergement – Traitement des informations stockées sur une plateforme de réseau social en ligne – Mise en place d’un système de filtrage de ces informations afin d’empêcher la mise à disposition de fichiers portant atteinte aux droits d’auteur – Absence d’obligation générale de surveiller les informations stockées»

Dans l’affaire C‑360/10,

ayant pour objet une demande de décision préjudicielle au titre de l’article 267 TFUE, introduite par le rechtbank van eerste aanleg te Brussel (Belgique), par décision du 28 juin 2010, parvenue à la Cour le 19 juillet 2010, dans la procédure

Monday, 27 February 2012

“Unethical” HTML5 content-restriction proposal (aka DRM)

Blog d'Hugo » FSFE | 16:53, Monday, 27 February 2012

Ceci est ahurissant :

« Can you highlight how robust content protection can be implemented in an open source web browser? » he asked. « How do you guard against an open source web browser simply being patched to write the frames/samples to disk to enable (presumably illegal) redistribution of the protected content? »

Netflix’s Mark Watson responded to the message and acknowledged that strong copy protection can’t be implemented in an open source Web browser. He deflected the issue by saying that copy protection mechanisms can be implemented in hardware, and that such hardware can be used by open source browsers.

Microsoft, Google et Netflix proposent ni plus ni moins un standard Web pour du JavaScript propriétaire en guise de DRM. Cette proposition est totalement contre l’éthique du Web. Non seulement, ce serait la première fois qu’un standard Web impose du logiciel propriétaire à l’utilisateur, mais surtout ce standard va à contre-courant de tout ce que le Web représente. La copie et le partage de contenu entre individus est une pratique tellement courante. Imaginez de ne pas pouvoir faire un copier-coller depuis une page Web !

Enfin, dans la situation actuelle ce genre de DRM nécessitent le maintien (coûteux) de serveurs de DRM, l’utilisation de logiciels obscolètes (comme Flash) et pas toujours multiplateformes. Faisons en sorte que cela reste ainsi. Les utilisateurs n’ont pas à accepter de supporter le charge des DRM.

Thursday, 23 February 2012

Free Software v. “Open Source” community?

Blog d'Hugo » FSFE | 10:19, Thursday, 23 February 2012

Two days ago, Bjarni had a “minor epiphany” as he puts it. If I can summarize it briefly, he realized while looking at hadoop that although some software projects are technically, or legally speaking, Free Software; their goals, or the intent of the projects’ community seem far behind the goal of freedom of the users. Hence, he proposes two definitions:

The Free Software Community writes and shares software with an explicit intent to safeguard the rights and freedoms of its users by eliminating antifeatures and natural monopolies.

The Open Source Community writes and shares software with an explicit intent to advance the state of the art of computing through open collaboration and publication.

and goes along with examples:

Free Software: GNU, Firefox, LibreOffice, VLC, PageKite
Open Source: Apache, Android, Hadoop, Varnish, Linux

There is some truth in it, but I am afraid I strongly disagree with this assessment because I think it is false and also because I think it weakens the goal of Free Software. (On the other hand, I have to say that Bjarni’s project is really awesome. By the way, they now offer free accounts for Free Software web projects!)

Not distinctive communities

My first comment when you look closely at Bjarni’s proposed definitions is about the word “safeguard.” I think it is no accident that this word is here. In a way, this word conveys the idea that copyleft and Free Software are strongly linked together. This is true: the most important Free Software license today is the GNU GPLv2, a copyleft license. On the other hand, the GPL is the license of the GNU project, but also of the Linux kernel. And if you look at examples given above you’ll find that GNU is in the Free Software category, while Linux in the Open Source category. So why would the Linux hackers choose a Free Software license (per the definition given that Free Software means safeguarding rights and freedoms) if they are an “Open Source” project?

People in communities have things in common, they share values, practices, culture. If you look at both self-proclaimed Free Software and Open Source projects, they undeniably share something in common: software projects. And nearly all software projects technically under a Free Software license, are under an Open Source license. And that’s not an accident: after all, the Open Source Definition comes from the Debian Free Software Guidelines.

And because we all share the same software; it’s possible for the Debian community, undeniably a Free Software community, to integrate a lot of other projects which are proclaimed “Open Source.”

So, I think trying to identify two different communities: one Free Software, one Open Source; is identifying important parameters: which values are put forth, which license, which contribution model, and how they work with other projects or businesses. But none of these parameters, IMHO, are fundamentally inclusive or exclusive of one of the Free Software community, or of the Open Source community.

There are various smaller communities and varying degrees: it’s a complex community; but that’s one community.

I’ll take one other hypothesis that, I think, supports this assertion. Bjarni writes about removing antifeatures and monopolies for Free Software, while Open Source is about state-of-the-art coding and openness. But, these are two sides of the same coin. The art of coding, or hacking, is strongly against antifeatures, incompatible both in practice and in spirit. So, ultimately, whether the emphasized goal is state of the art or openness, it often leads to the same result: a Free Software license is chosen.

In the case of hadoop: while it’s true that in most cases, the companies that use hadoop are not Free Software companies because they clearly work against the freedom of the users; they are part of the Free Software community nevertheless, because they use and contribute to Free Software (whether we like it or not, they are free to do it). Of course, there are distinctions to be made: I’m not saying Facebook or Google, are part of the Free Software movement! But they are players and actors in the Free Software community (even if not exclusively). On the other hand, that’s the power of Free Software: I am quite sure that hadoop can be used for good or bad. Bjarni writes:

[Hadoop] is a cluster computing system which companies and scientists love, but individuals and consumers couldn’t care less about. It is based on ideas made popular (invented?) by Google, but Google kept their code to themselves, so the Hadoop project was created to advance the state of the art and bring MapReduce to the rest of the industry.

That would be like saying that MapReduce is a kind of technology fundamentally incompatible with freedom. I don’t think that’s true. The problem is when a company uses it to become the central point of control of the worlds’ data. The only difference is that MapReduce can be a more effective way of doing that; but that’s not relevant. What is relevant is that Hadoop is Free Software, so anyone has the freedom to use it and modify it for positive change in the world.¹

Advancing the goal of freedom

The final point is that from a purely technical or legal point of view, Free Software and Open Source designate the same category of software. Trying to make two distinctive categories weakens our position when we talk to corporations or public administrations because it’s divisive, or confusing at best (i.e. some people think that non-copyleft software is not Free Software²).

That doesn’t mean however that terms like Free Software or Open Source should be used interchangeably. I think this is a mistake, because it is true that there are differences. When I say Free Software, I want to emphasis the freedom. Exactly like when I say GNU/Linux instead of “Linux” to name my operating system, I want to emphasis the role of the GNU project: although there was free software before GNU, the GNU project was really what started the Free Software movement. But I’ll also call the Linux kernel Free Software: because I want to thank them for developing it and giving me the ability to be in control of my computer!

Some people won’t agree with that, and they want to emphasis “openness” or whatever, because they are not interested in freedom, or they believe in another way to convince consumers or people to use their software, etc. After all, it is their choice and although I disagree with it, to me it does not mean they should feel excluded from the Free Software community.

What we should do is convince them that saying Freedom is important, it matters for everyone; we shouldn’t exclude them and create barriers to collaboration.

On this issue, you can read Georg Greve’s advice: It’s time for the community to take charge of its brand.

  1. For instance, hadoop could quite well play an important part in our goal for distributed systems in Free Software. []
  2. This diagram can help you get a good grasp at different licensing models and how they relate to what’s Free Software or not, technically/legally speaking. One thing: you’ll notice that the Open Source category there is almost completely the same as Free Software. The differences are very minor: a few licenses are accepted by the FSF while they are refused by the OSI, and vice versa. But that’s just a minor annoying detail of license proliferation and amateurism. []

Thursday, 02 February 2012

FOSDEM 2012, table ronde sur les app stores

Blog d'Hugo » FSFE | 18:09, Thursday, 02 February 2012

Pour la troisième année consécutive, j’irai au FOSDEM, l’évènement de la communauté européenne du logiciel libre le plus attendu, qui se tient à l’Université Libre de Bruxelles (quoi de mieux qu’une université libre au pays de la bière (pas gratuite !))

Cette année cependant, je ne serai pas juste là pour discuter aux stands et assister aux confs ; je participe également à la table-ronde sur les magasins d’applications (les « app stores » etc.) dans la DevRoom juridique, samedi après-midi, avec Giovanni Battista Gallus, Bradley M. Kuhn et Richard Fontana. Voici le résumé, en anglais :

So-called “app stores” are becoming a popular means of distributing software, particularly for mobile devices. However, the rise of app stores has been accompanied by tensions with free software/open source legal norms. Companies controlling official app distribution channels for their platforms typically place restrictive terms on both users and developers in ways that may be difficult or impossible to harmonize with requirements and expectations around FLOSS licensing. Moreover, there is a perception that noncompliance with FLOSS licenses is prevalent in app store distribution. This panel will explore some of the problems arising out of the intersection between app stores and FLOSS, under EU as well as US law, and will discuss possible solutions.

Donc si vous êtes intéressés, venez nous rejoindre à 17h30 salle AW1.125 ;!

Monday, 30 January 2012

ACTA : Ne vous en faîtes pas, on s’occupe de vous !

Blog d'Hugo » FSFE | 16:17, Monday, 30 January 2012

Voici ce que la vice-présidente de la Commission européenne a à nous dire sur l’ACTA :

<script charset="utf-8" src="http://platform.twitter.com/widgets.js"></script>

À lire :

Friday, 27 January 2012

Quelques notes sur la seconde licence publique Mozilla (MPL 2.0)

hugo's blog » Français | 13:27, Friday, 27 January 2012

(A short post in French on the Mozilla Public License 2.0. If you want to know about it, you can read in English Luis Villa, who led the update process. Richard Fontana wrote an article (RedHat); and the FSF has lauded the compatibility with GNU licenses.)

Cette année, une petite nouvelle est arrivée dans le monde des licences de logiciel libre : la seconde version de la licence publique Mozilla (MPL 2.0). Elle n’est pas totalement nouvelle, car elle garde l’esprit général de la première version puisqu’il s’agit d’une licence de faible copyleft. C’est-à-dire que cette licence permet dans une certaine mesure — assez large — de combiner du code régi par la MPL avec du code sous une autre licence (y compris propriétaire). Pour autant, des modifications apportées aux fichiers du code MPL doivent être régies par les mêmes obligations : mise à disposition du code source, notifications des droits des utilisateurs (droits d’utiliser, de partager, d’étudier le fonctionnement et de publier des modifications — la définition d’un logiciel libre).

Ainsi, la MPL est un bon compromis, entre d’un côté les licences “académiques” (BSD, MIT) et de l’autre, les licences copyleft¹ fortes comme la licence publique générale GNU. Mais comme tout compromis, la MPL souffre des inconvénients incombant à chacun des deux modèles de licence.

Il y a cependant des qualités indéniables à la MPL 2.0, que j’ai voulues résumer ici […]

Lire Les qualités de la MPL 2.0.

Quelques notes sur la seconde licence publique Mozilla (MPL 2.0)

Blog d'Hugo » FSFE | 13:05, Friday, 27 January 2012

Cette année, une petite nouvelle est arrivée dans le monde des licences de logiciel libre : la seconde version de la licence publique Mozilla (MPL 2.0). Elle n’est pas totalement nouvelle, car elle garde l’esprit général de la première version puisqu’il s’agit d’une licence de faible copyleft. C’est-à-dire que cette licence permet dans une certaine mesure — assez large — de combiner du code régi par la MPL avec du code sous une autre licence (y compris propriétaire). Pour autant, des modifications apportées aux fichiers du code MPL doivent être régies par les mêmes obligations : mise à disposition du code source, notifications des droits des utilisateurs (droits d’utiliser, de partager, d’étudier le fonctionnement et de publier des modifications — la définition d’un logiciel libre).

Ainsi, la MPL est un bon compromis, entre d’un côté les licences « académiques » (BSD, MIT) et de l’autre, les licences copyleft¹ fortes comme la licence publique générale GNU. Mais comme tout compromis, la MPL souffre des inconvénients incombant à chacun des deux modèles de licence.

Il y a cependant des qualités indéniables à la MPL 2.0, que j’ai voulues résumer ici :

La certitude d’une approche technique du copyleft plutôt que juridique

C’est la principale qualité du copyleft à la sauce Mozilla : la portée de celui-ci se limite aux « Modifications » telles que définies par la MPL 2.0, c’est-à-dire tout fichier originellement sous MPL qui a été modifié, et tout nouveau fichier qui contient du code originellement sous MPL. Pour faire simple : tant qu’on ne touche pas à un fichier du code sous MPL, on est en dehors du cadre d’application de son copyleft.

Cette façon de procéder contraste largement avec le fonctionnement des licences GNU dont la portée du copyleft s’apprécie juridiquement, car celui-ci s’applique aux œuvres dérivées (derivative works en copyright). Or pour déterminer s’il s’agit d’une œuvre dérivée ou non, il faut à la fois solliciter des approches juridiques et techniques. Ça ne veut pas dire pour autant que cette solution est plus compliquée, ni moins sûre (il y a consensus) mais il reste des zones à clarifier (on peut voir un essai de catégorisation de plusieurs cas de figure où le copyleft s’applique ou ne s’appliquerait pas).

Compatibilité avec les autres licences libres importantes.

  • Licence Apache 2.0 : les conditions de respect des obligations de la MPL 2.0 relatives aux brevets ont été calquées sur celles de la licence Apache, de telle façon que la satisfaction des conditions de la MPL 2.0 satisfait celles de la licence Apache 2.0. En d’autres termes : incorporez du code Apache 2.0 dans du code MPL 2.0, tenez-vous aux obligations de la MPL 2.0 et vous aurez de facto respecté celles de l’Apache 2.0.
  • Licences GNU GPL, AGPL, LGPL versions 2 ou ultérieures : cette compatibilité est rendue difficile par les différences d’appréciations de la portée du copyleft. Auparavant, Mozilla avait recours pour cela au double-licenciement; les logiciels étaient à la fois publiés sous les termes de la MPL 1.1 et de la GNU GPL par exemple. Cela menait à des bifurcations, puis à des incompatibilités.

    La MPL 2.0 a adopté une meilleure solution, qui déclare explicitement la compatibilité avec les licences GNU². On peut donc incorporer du code MPL 2.0 à du code GPL 3.0 par exemple, et distribuer le tout sous licence GPL 3.0 — tout en donnant la possibilité à celui qui reçoit l’ensemble de continuer à bénéficier de la portion du code MPL 2.0 sous cette licence.

Du côté des projets et des distributeurs de logiciels en aval, cette compatibilité simplifie grandement l’analyse du jeu de licences et leur travail de documentation, etc.

Changement de la clause de défense contre les brevets.

À l’heure où la guerre nucléaire sur les brevets est déclarée, on sait l’importance de ces clauses anti-brevets dans les licences de logiciels libres qui se sont développées depuis la version 1.1 de la MPL (1998). On peut dire en quelque sorte que ces clauses sont à la guerre des brevets, ce que les traités SALT sont aux armes nucléaires : des accords mutuels de non-agression.

Le licencié d’un logiciel sous MPL bénéficie de droits accordés par ses contributeurs. Si celui-ci engage des poursuites contre quiconque pour violation de brevets par le logiciel sous MPL, alors il perd tous les droits (droits d’auteur et droits sur les brevets des contributeurs) dont il avait bénéficié jusqu’alors grâce à la MPL.

Cette clause de défense contre les attaques pour violation de brevets (attaques souvent abusives, sur des brevets parfois invalides ou fantasques) est une avancée majeure par rapport à la version 1.1 de la MPL — laquelle avait une clause à la fois bien trop large puisqu’elle se déclenchait pour toutes poursuites de violation de brevets, y compris les brevets qui n’avaient rien à voir avec le logiciel sous MPL ; et à la fois bien trop restreinte puisqu’elle ne concernait que la poursuite d’ayant-droits du logiciel sous MPL, laissant les autres sans protections.

Dans l’ensemble, il faut saluer le travail de Mozilla qui a conduit la rédaction de cette version de la MPL. Il s’agit sensiblement d’une amélioration, qui a su garder les qualités inhérentes à la MPL tout en corrigeant les problèmes pratiques et en s’adaptant aux problématiques d’aujourd’hui notamment dans cette lutte contre les brevets qui, chaque jour, menacent les développeurs de logiciel.


Lire aussi  La nouvelle version 2 de la Mozilla Public License tend vers l’unité, Framablog, 22 janvier

En anglais : Articles de Luis Villa, qui a mené ce travail de rédaction de la MPL 2.0 ; Un article de Richard Fontana (RedHat) ; Communiqué de la FSF ; et enfin, le texte de la licence.

  1. La question s’est reposée récemment sur la liste de traduction April : comment traduire copyleft ? Difficile de garder l’élégance et la signification du jeu de mot. Certains traduisent par la (voire le) « gauche d’auteur » et d’autres par « copie laissée ». Je suis partisan de laisser le mot tel quel, en anglais (on parle suffisamment de copyright en français de toute façon) mais si l’on recherche absolument un adjectif pour qualifier ces licences, je pense que « héréditaire » est une bonne solution (merci Luis)  en tout cas, c’est certainement mieux que « virale » ou « contagieuse » qui nous viennent directement du vocable Microsoft. []
  2. Cette compatibilité explicite est cependant optionnelle. Un donneur de licence qui a contribué peut inclure une notice excluant celle-ci. En tout cas, il est intéressant de voir ce procédé se développer. On l’avait déjà vu avec les licences françaises CeCILL, ou avec la licence développée par l’Union Européenne (EUPL). []

La France a signé ACTA

Blog d'Hugo » FSFE | 00:15, Friday, 27 January 2012

Un peu plus tôt hier, la France a signé le traité ACTA, avec 21 États membres de l’UE. Il nous faudra désormais la combattre au Parlement européen.

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Friday, 13 January 2012

Débat « Surfons libre », le samedi 4 février après midi !

Antonin MOULART » culture libre | 17:55, Friday, 13 January 2012

 

Réservez votre 4 février après midi pour une convergence maximale des luttes ! Surfons libre. Nous débattrons notamment des alternatives libres aux services de google& co. Ça causera auto-hébergement à n'en pas douter :-)

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Après-midi de débats surfons libre
Le Samedi 4 février de 15 à 18h
Au Moulin à Café, 9 Pl. de la Garenne
Paris 14ème , M° Pernety

Au programme:

Présentation de l’idée du Collectif Surfons Libres – Surfons libres c’est l’idée de faire dialoguer les organisations et citoyens qui défendent un Internet libre ! – 15 minutes

Les services en ligne à la solde des publicitaires ? Surfez couverts ! (Avec l’association Résistance à l’Agression Publicitaire)
15 minutes + 25 minutes débat

Plate-forme de mobilisation citoyenne en ligne pour la protection des données personnelles (Avec Internet Sans Frontières)
15 minutes + 25 minutes débat

Débat citoyen et libre sur les alternatives aux services non respectueux des données personnelles et logiciels propriétaires
40 minutes

La constitution d’un collectif SURFONS LIBRES, collectif d’individus et d’organisations pour la défense d’un Internet libre
30 minutes

Un Internet libre et accessible pour toutes et tous c’est possible !

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Tuesday, 03 January 2012

TrueBlock Plus: Qui peut le plus, peut le moins !

Antonin MOULART » culture libre | 19:16, Tuesday, 03 January 2012

Et voilà, il n’aura pas fallu bien longtemps pour voir une fourchette de l’excellent Ad Block Plus se mettre en place après l’horrible mise à jour… True Block Plus est dans la place de Mozilla et les commentaires sur l’initiative de Éric Bishop, le mainteneur, sont plutôt positifs. Son initiateur affirme ne pas vouloir, pour le moment, un développement parallèle mais seulement conserver les acquis sans cette case à cocher étrangement inutile qui laisse passer certaines pubs. Ce dernier appelle aux dons, mais pas pour lui, pour le projet Ad Block Plus. Je ne peux m’empêcher d’y voir une certaine ironie, voire un message caché, qui pourrait être « Si tu veux du fric, on va t’en donner, mais s’il-te-plaît ne prostitue pas cette belle extension aux pubards ! ».

La question est de savoir désormais, combien vont préférer une extension qui bloque la pub à une extension qui bloque la pub si l’utilisateur le veux vraiment. Je me demande si le mainteneur de Ad Block Plus ne s’est pas inspiré de Zuckerberg avec ses tonnes de fonctionnalités intrusives activées par défaut que l’utilisateur peut désactiver s’il le veut vraiment. Ces gens-là, c’est une informatique basée sur l’exploitation de l’inculture numérique qu’ils promeuvent. Et c’est mal. Ce n’est pas parce qu’on a des connaissances qu’il faut chercher à piéger les autres, bien au contraire. Il ne faut rien laisser passer, même si Ad Block Plus n’en est évidemment pas au niveau de facebook qui bat tous les records…

De toute façon, le modèle publicitaire sur internet n’a aucun avenir. Le récent rachat de Rue 89 par le Nouvel obs qui n’a toujours pas trouvé l’équilibre le démontre. À l’inverse, Wikipedia est parvenu à récolter 20 millions d’euros en 50 jours uniquement car son fondateur ne veut pas de publicité et qu’il considère cet espace comme un jardin public. Pour ma part, j’aimerais que tout Internet soit un magnifique jardin public et que la publicité ne soit pas là pour polluer l’information que je partage. True Block plus m’en donne la possibilité mais je trouve injuste que ceux qui n’aient pas les même connaissances que moi ne partagent pas ce bonheur.

Il y a le choix entre deux options, soit un modèle payant semi-public à la Mediapart ou totalement privé à la @si, soit le mécénat qui consisterait à faire vivre des sites par le don. À titre personnel, j’ai un faible pour le principe du mécénat global proposé par Stallman et la Free Software Fondation.

Bon, et bien entendu, le modèle publicitaire est loin d’être entaillé par True Block Plus, il en faudra bien plus. Je pense que la meilleure parade est de démontrer qu’il est possible de faire autrement, car au fond, il n’y a bien que les publicitaires qui aiment la publicité.

Téléchargez True Block Plus et encouragez son initiateur pour que l’extension sorte des abîmes du site de Mozilla !

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Sunday, 01 January 2012

Je quitte facebook

Antonin MOULART » culture libre | 21:02, Sunday, 01 January 2012

Après quatre ans d’activité sur Facebook, j’ai décidé de quitter ce service dans moins d’une semaine, de récupérer toutes mes données personnelles et les faire supprimer du serveur de l’entreprise. C’est avec un peu de tristesse et dans un certain esprit de sacrifice que j’ai pris cette décision il y a quelques mois de cela. Depuis quelques années – ceux et celles qui me suivent sur le réseau social ont pu le constater – le nombre d’informations mettant en garde les utilisateurs contre Facebook, à tous les niveaux, va croissant. Le plus inquiétant et le plus palpable est sans doute le problème de la maîtrise des données personnelles de l’utilisateur. Malgré des initiatives dont le but premier est de rassurer les utilisateurs et les marchés financiers en vue d’une entrée en bourse imminente, Facebook reste un espace d’insécurité numérique où l’internaute est à la merci d’une seule logique : récolter toujours plus vos données personnelles et augmenter toujours d'avantage leur caractère publique.

Les usages des données personnelles sont multiples et inquiétants. En premier lieu, la publicité ciblée, que l’on ne présente plus et qui représente plus de 80 % des revenus de Facebook. L’entreprise a fait le choix, ces derniers temps, de lancer une initiative « pédagogique » envers ses utilisateurs dans le but de leur faire avaler toujours plus de publicités intrusives et superflues. Bientôt, l’entreprise en mettra dans votre fil de statuts. En second lieu, Facebook collabore avec des autorités d’États pour la lutte « anti-terroriste », notamment avec les États-Unis. Les relations de Mark avec le président Barack Obama sont au beau fixe. Le problème se trouve dans la définition de ce terme de terroriste et qui cela englobe. Quand les services des états recherchent « des terroristes », ils ont très probablement accès à l’ensemble des données présentes sur Facebook. Les limitations ne sont pas réellement définies. En troisième lieu, bien que Facebook assure ne pas vendre les bases de données à des entreprises commerciales, et qui, pour le prouver, se contente d’asséner que « ce ne serait pas dans son intérêt », nous pouvons légitimement nous poser la question. Puisque Facebook est une entreprise commerciale, le but recherché est le profit. N’y a-t-il pas de profits à tirer dans la vente de bases de données personnelles sous le manteau ?

Les utilisateurs de Facebook sont la seule raison d’être de Facebook. Sans utilisateurs, pas de données personnelles, sans données personnelles, pas de profit. Pourtant, nous ne participons pas aux prises de décisions stratégiques de l’entreprise concernant son développement et nous ne pouvons pas vérifier les fonctionnalités de collecte de données ou de censure dans le code source puisque celui-ci relève strictement du secret industriel.

La récolte frauduleuse des données personnelles et le fichage systématique de plus en plus millimétré sont les premières raisons de mon départ. Comme l’a démontré Internet Sans Frontières dans sa plainte auprès de la CNIL, Facebook utilise des méthodes dangereuses qui mettent en péril les libertés des citoyens. Collecte des données en dehors de Facebook par l’intermédiaire du bouton like, création de profils fantômes à travers la synchronisation des répertoires de courriels et de téléphones, identification systématique et automatique des visages sur les photos avec la technique biométrique…

La publicité croissante et insidieuse, utilisant des méthodes de chantage affectif pour faire cliquer mes ami.e.s, me gêne profondément. Lorsque je livre mes infos persos à la publicité Facebook, je livre mes ami.e.s en pâture aux publicitaires qui ne manqueront pas de faire remarquer que j’aime tel ou tel produit. Si actuellement cela s’arrête à informer mes ami.e.s que moi aussi je suis fan du Coca-Cola (ce qui n’est pas mon cas :-) ), il est à craindre des usages encore plus intrusifs qui exploiteraient les photos sur lesquelles vous vous trouvez en train de consommer une marque en particulier. Ils ont la technique, reste à voir pour Facebook les obstacles juridiques et moraux des utilisateurs.

La politique de censure exercée par Facebook est de plus en plus inquiétante. Si l’on sait depuis 2009 que Facebook est le toutou des industries du divertissements, par la censure de The Pirate Bay notamment (essayez de poster un lien The Pirate Bay pour voir ;-) ), la dernière censure notable de septembre 2011 atteint des sommets. Les premiers messages sur le réseau appelant à Occupy Wallstreet ont été honteusement censurés, sans justification et par des techniques sournoises. Certains événements ont été supprimés, d’autres statuts ont été rendus visibles uniquement par ceux et celle qui les postaient. Facebook – qui doit rentrer en bourse très prochainement, rappelons-le – a un intérêt direct à censurer un tel mouvement pour éviter toute contestation de cette institution qui sert son expansion. D’autres cas de censures, nombreux, ont été recensés, nous ne les listerons pas ici.

Voici les principales raisons de mon départ sommairement résumées. Certains et certaines se demanderont probablement « Mais pourquoi avoir attendu si longtemps ? ». En réalité, je pense que nous avons vécu ces dernières années une période de révolution informationaliste incroyable et qu’aujourd’hui nous nous réveillons un peu avec la gueule de bois. Comme si nous nous retrouvions en terrain conquis. Le premier volet a été l’émerveillement de ces nouveaux moyens de partage et de débat démocratique qui ont transformé profondément et durablement l’organisation sociale du Monde. L’accès de tout-e citoyen-ne à une masse d’informations toujours plus importante et précieuse participe à rendre la société plus transparente et lui redonner un pouvoir politique. Je ne m’étalerai pas sur cette période car aujourd’hui il faut nous atteler à éviter le second volet : une contre-révolution dangereuse en progression qui consiste en la surveillance constante et systématique du citoyen. Si ce processus est déjà bien avancé, il n’est pas encore complet et total. Nous assistons, trop passivement, à la reprise en mains des États et des grandes entreprises qui ont des intérêts divergents à ceux des citoyennes et des citoyens libres. Si dans ce billet je parle en particulier de Facebook, ce n’est pas le seul enjeu auquel il faut s’intéresser. Mais il faut occuper le terrain, tout le terrain.

La deuxième raison pour laquelle j’ai attendu aussi longtemps avant de me jeter à l’eau est affective. En effet, grâce au réseau social Facebook, je garde contact avec de nombreux/nombreuses ami.e.s à travers la France et le Monde que je ne vois pas tous les jours. Si je quitte Facebook, je perdrais avec certains, très probablement, le contact faible qu’il restait. De plus, j’adore papoter politique et de choses simples de la vie, voir les photos de mariages, de soirées, des nouveaux nés, etc. Également, je vais perdre un relais efficace pour les publications de mon blog. Ou bien encore professionnellement, par l’intermédiaire de Facebook j’ai pu accéder à de nombreuses opportunités. La vie locale de ma cité universitaire me sera moins accessible car les soirées et autres événements sont annoncés d’abord sur Facebook. Ne pas être sur Facebook donc, à l’heure actuelle, je le vois comme un véritable handicap social.

Ceci étant, comme je l’ai écrit précédemment, la raison d’être de Facebook, ce sont ses utilisateurs. Sans utilisateurs, Facebook ne représente aucun intérêt. C’est pourquoi, plus que dans n’importe quel type de situation, l’adéquation entre la pensée et l’acte doit primer. L’architecture du réseau et l’organisation qui maintient et développe le service sont les racines du problèmes. La nature centralisée du service est un problème en soit pour la maîtrise des données personnelles. Le simple fait de permettre à une organisation, quelle que soit sa logique, d’avoir autant de données sur autant de personnes devrait nous pousser à ne pas nous y inscrire. La moindre dérive dans la gestion du droit d’accès à ces données peut avoir des conséquences catastrophiques pour les libertés. De nombreux internautes ont déjà fait ce constat et ont pris le parti de lancer des initiatives d’alternatives. De nombreux projets de logiciels libres de réseaux sociaux sont en cours de développement. Diaspora, Status.net, GNU social, Crabgrass… et de nombreux autres. J’avais notamment participé à Movim pendant un moment. Bref, ce n’est pas ce qui manque.

Dans les jours, semaines et mois qui viennent, en tant que simple citoyen, je vais entreprendre des démarches afin d’obtenir de Facebook deux choses :

  • La récupération de la totalité des données personnelles que j’ai ajoutées ou qui ont été générées.

  • La suppression totale de mes données personnelles des serveurs de Facebook dans un délai convenable et légal.

Je vous tiendrai au courant régulièrement des avancées.

Pour finir, je vous recommande la lecture d’un billet que j’ai écrit en mai 2010 qui reste aujourd’hui plus que jamais d’actualité.

« Des syndicats 2.0 pour défendre les intérêts des contributeurs »

Comme quoi, ma critique de Facebook ne date pas d’il y a deux jours ;-)

Bonne année 2012 !

Pour rester en contact avec moi :

twitter : @antoninmoulart Identi.ca : @antoninmoulart

Diaspora : https://joindiaspora.com/u/antoninus (j’envoie des invitations sur demande)

Mon courriel : antonin@moulart.org

mon jabber : antonin@jappix.com

Mon téléphone : sur demande ;-)

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Tuesday, 13 December 2011

Faut-il initier un fork de Ad Block Plus ?

Antonin MOULART » culture libre | 17:59, Tuesday, 13 December 2011

Ad Block Plus annonce qu'il ne bloquera plus toutes les publicités. L'extension phare de firefox vient de remettre en question l'utilité de sa vocation. Il fallait le faire et ils l'ont fait... Serait-ce dus à irrésistible pression de google, principale financeur de mozilla firefox ? La communauté serait-elle arrivé à la conclusion que la publicité présenterait un intéret pour l'internaute ? Queneni !

L'argument avancé est l'argument du pire: "Un peu de publicité c'est bien pour faire vivre les petits sites !". Tout le fatalisme d'une pensée dominante résumé en une seule petite phrase TINA "There Is No Alternative".

Et pourtant ! Parmi les 10 sites les plus consultés au monde, une communauté d'irréductible résiste encore et toujours à l'envahisseur. Il s'agit de wikipedia, qui, sans publicité, fait figure d'exemple en embauchant pas moins de 90 salariés et entretenant une infra-structure serveur des plus impressionnantes.

De plus en plus nombreux sont les sites d'informations en ligne à trouver des modèles économiques alternatifs durable. On peut notamment penser à Mediapart et Arrêts sur image qui depuis quelques années vivent grâce aux abonnements de ses membres. D'autres sites comme reflets.info font le paris ambitieux des dons en ligne. Si les rédacteurs sont loin de vivre de ces recettes, il faut souligner cette volonté d'encourager les internautes à changer leurs comportements de consommation sur internet. Du propre avoeux des auteurs, le site tourne actuellement à 20% de ses capacités, ce qui pourrait donner envie aux internautes de donner s'ils souhaitent d'avantage de productions. Autre exemple, le blog de Paul Jorion tourne très bien sur ce modèle avec des recettes d'un peu plus de 3000 € mensuel, le blog fait figure d'exemple sur l'internet français.

Le modèle économique d'un site d'information n'est pas simplement une question de respect des données personnelles des utilisateurs ou de pollution visuelle sur le site en question. C'est d'abord et surtout la question de l'indépendance qui est soulevé. Souvenez vous il y a quelques semaines de l'affaire de la tribune qui avait publié un article desservant les intérêts de l'industrie du nucléaire... Du jour au lendemain Henry Proglio PDG d'EDF avait supprimé une campagne publicitaire dans la revue qui devait la financer à hauteur de 60 000€. De quoi mettre un journal en faillite... Et puis, on peut s'interroger de l’intérêt d'une firme, ancien monopole d'état, à faire de la publicité... Sur qui cherchent-ils à prendre avantage ? Il n'y a pas de concurrent... Tout le monde sait que les EPR sont sur à 200%, non ? A moins que la population ait besoin d’être rassuré... N'est-il pas inutile de se payer des pages de propagande dans des journaux respectable qui bradent leur crédibilité pour faire vivre leur rédaction ? A moins que ce soit pour contrôler le contenu... ???

Ad Block Plus nous rassure tout de même. Pour ceux qui ne veulent même pas (des furieux probablement) de "pub acceptable", il y a toujours moyen de cocher une case pour s'en débarasser. Ad Block Plus nous colle une option de retrait de la publicité en second degré ! Cela signifie que pour ne pas voir de publicité dans votre navigation web, il faut d'abord installer firefox, ensuite installer Ad Block Plus et après cocher la petite case dans la configuration de l'extension pour dire "Non, je ne veux VRAIMENT pas de publicité !". La prochaine sera peut-être l'ajout d'une seconde case "Non, j'insiste vraiment, vous me faites chier avec vos réclames !!!" ? On peut continuer comme ça à l'infinie...

La publicité sur internet est par définition inacceptable car elle est inintéressante et sans intérêt pour l'internaute. Les flots d'informations qui circulent sur le réseau sont déjà assez laborieux à trier et notre temps de cerveau assez précieux pour qu'en plus nous devions filtrer mentalement le bon grain de l'ivraie. Sans parler des problèmes de la récolte des données personnelles qu'Ad Block plus ne traite pas...

Alors la question est la suivante: Faut-il créer un fork d'ad block plus ?

Il s'agirait d'une extension antipub avec une option de retrait par défaut de la publicité (ben oui, c'est un peu le but d'une telle extension), tout simplement. Elle s'adresserait à tous ceux qui n'ont pas le temps de s'amuser à cocher des cases inutile sur un logiciel précieux.

A cela s'ajouterait une partie de type "ghostery" qui bloquerait l'ensemble des scripts qui traques nos données personnelles sans nous demander la permission préalable et explicite.

La question de bloquer les anti-block devrait également être une piste que ce fameux logiciel explorerait. Également la question de la publicité sur les vidéos ?

Bref, on pourrait appeler cette extension "ad block vraiment" ou "ad block plus plus". Ce serait une super extension appréciable et une belle réponse à ce choix politique de la communauté d'ad block plus des plus absurdes.

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Wednesday, 07 September 2011

Le gouvernement français, filiale de la politique américaine, branche de Microsoft.

Blog d'Hugo » FSFE | 20:37, Wednesday, 07 September 2011

“Politics is the entertainment branch of industry.”
– Frank Zappa

WikiLeaks vient de publier de nouveaux extraits des milliers de câbles diplomatiques en sa possession. Depuis presqu’un an que l’organisation fait débat, nous commençons à voir de plus en plus un usage intelligent de cette ressource. J’en prends pour exemple la récente compilation faite par Knowledge Ecology International des extraits faisant mention de « free software » et de « open source ». Ou comment la politique américaine est totalement influencée par quelques lobbys. Ce n’est pas nouveau, par exemple PC INpact avait fait mention du rôle joué par les américains dans le soutien apporté à la loi Hadopi.

J’ai relevé quand même un extrait intéressant…

France | Embassy Paris | 05/04/07 | U.S. Economic Stakes In France’s Presidential Elections: Less Than Meets The Eye?

¶7. (C) Finally, Segolene Royal’s flirtation with the open source community contrasts with Sarkozy’s expressed concern for ensuring the defense of intellectual property in the digital environment, and fair competition between open source and proprietary software. A UMP government likely would be a more sympathetic partner for working through issues — such as the interoperability question associated with last year’s digital copyright law – that have an important impact on innovation in the digital environment.

Notons au passage que la soi-disante relation, heu… bienveillante, de Ségolène Royal avec la communauté du logiciel libre est bien exagérée… quant à Sarkozy se souciant d’une concurrence non faussée entre le logiciel libre et le logiciel propriétaire, c’est totalement fantaisiste !

Cela dit, l’ambassade américaine a raison sur un point : la question de l’interopérabilité soulevée par la loi DADVSI est importante pour l’innovation et la liberté dans « l’environnement numérique ». Sauf que c’est justement l’UMP qui mettait en péril l’innovation, en surprotégeant les mécanismes de contrôles d’usage (DRM) !

Morale : les américains voient avec bienveillance les actions d’un gouvernement qui met en péril l’innovation dans son pays (donc relativement à l’avantage des autres pays…). Du point de vue de l’innovation sur Internet et des logiciels libres, on ne pourra pas leur enlever qu’ils auront presque tout essayé…

Mise à jour : Presqu’au même moment, Glyn Moody souligne à quel point Sarkozy est prêt à aller, Liberty, Equality, Fraternity, Monopoly

Le ministère des affaires étrangères a fait savoir que la France ne souhaite pas signer de déclaration de l’ONU favorable à la défense des droits de l’Homme sur Internet tant qu’il n’y aura pas de consensus sur le fait que la liberté d’expression et de communication ne prime pas sur les autres droits, en particulier la propriété intellectuelle.

Car le gouvernement a beau jeu de rappeler que « la liberté, le respect de la vie privée et de la propriété intellectuelle » sont tous des droits fondamentaux de même niveau, et que « la France estime qu’il ne doit pas y avoir de hiérarchie entre ces droits« .

Au passage, j’en profite pour signaler que cela contredit totalement la décision du 10 juin 2009 du Conseil Constitutionnel, sur la loi Hadopi. Je cite

12. Considérant qu’aux termes de l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 :  » La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi  » ; qu’en l’état actuel des moyens de communication et eu égard au développement généralisé des services de communication au public en ligne ainsi qu’à l’importance prise par ces services pour la participation à la vie démocratique et l’expression des idées et des opinions, ce droit implique la liberté d’accéder à [Internet] ;

15. Considérant qu’aux termes de l’article 34 de la Constitution : « La loi fixe les règles concernant… les droits civiques et les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l’exercice des libertés publiques » ; que, sur ce fondement, il est loisible au législateur d’édicter des règles de nature à concilier la poursuite de l’objectif de lutte contre les pratiques de contrefaçon sur internet avec l’exercice du droit de libre communication et de la liberté de parler, écrire et imprimer ; que, toutefois, la liberté d’expression et de communication est d’autant plus précieuse que son exercice est une condition de la démocratie et l’une des garanties du respect des autres droits et libertés ; que les atteintes portées à l’exercice de cette liberté doivent être nécessaires, adaptées et proportionnées à l’objectif poursuivi ;

Thursday, 21 July 2011

La FSFE aux RMLL

Blog d'Hugo » FSFE | 15:21, Thursday, 21 July 2011

La FSFE était présente aux Rencontres mondiales du logiciel libre, qui se tenaient ce mois de juillet à Strasbourg. Un grand merci aux organisateurs, notamment à Jean-Michel Ramseyer et Nicolas Jean pour le thème Internet du programme, qui se focalisait notamment sur les systèmes distribués libres.

C’est d’ailleurs l’un des nombreux sujets abordés par Karsten Gerloff, interviewé lors des RMLLs. Vous pouvez télécharger l’entretien, doublé en français sur le site des RMLL (streaming, m3u ou téléchargement direct, ogg/vorbis).

Karsten Gerloff – RMLL 2011
<audio controls="controls" src="/wp-content/uploads/2011/07/4485.ogg"><audio> non supporté ! Téléchargez</audio>

La FSFE aux RMLL

hugo's blog » Français | 15:13, Thursday, 21 July 2011

La FSFE était présente aux Rencontres mondiales du logiciel libre, qui se tenaient ce mois de juillet à Strasbourg. Un grand merci aux organisateurs, notamment à Jean-Michel Ramseyer et Nicolas Jean pour le thème Internet du programme, qui se focalisait notamment sur les systèmes distribués libres.

C’est d’ailleurs l’un des nombreux sujets abordés par Karsten Gerloff, interviewé lors des RMLLs. Vous pouvez télécharger l’entretien, doublé en français sur le site des RMLL (streaming, m3u ou téléchargement direct, ogg/vorbis).

Wednesday, 30 March 2011

Célébration du Document Freedom Day à Berlin

Nicolas Jean's FSFE blog » Français | 15:50, Wednesday, 30 March 2011

Aujourd’hui, plusieurs fellows de la FSFE, Matthias Kirschner, Stephan Uhlmann (FFII) et moi-même avons revêtu nos plus beaux habits de cérémonie, et sommes allés à la rencontre de ARD, un des plus grands groupes de diffusion de médias allemands (télévision, radio, site internet).

Nous avons organisé ce rendez-vous, en partenariat avec la FFII, pour les féliciter des moyens de diffusion mis en oeuvre sur leur site, où les utilisateurs peuvent visionner les vidéos au format libre « Ogg Theora ». Ceci permet à tous l’accès aux contenus vidéo de l’entreprise publique, sans imposer un format ou un logiciel en particulier. Sur d’autres sites proposant des vidéos, ceux-ci se révèlent en effet souvent être propriétaires et n’offrent donc pas la liberté de choix aux internautes.

Nous avons donc remis le « prix pour l’utilisation et la promotion des standards ouverts » aux responsables du site, qui d’après leur propos se sont battus en interne contre vents, marées et budgets pour finalement proposer des formats libres. Par les temps qui courent, ou la plupart des sites de contenus se tournent vers l’alternative la plus connue par simplicité, la volonté de promouvoir des formats libres relève d’un certain courage que nos deux associations se devaient de couronner.

Après une part de tarte “rOgg On!” et un petit café, la discussion fut lancée et a été très instructive, dévoilant au fur et à mesure les coulisses techniques de l’architecture informatique de cet immense centre multimédia. Les différents formats dans lesquels les vidéos sont sauvegardés, combien de temps elles le sont et pourquoi, et nombreuses autres anecdotes nous ont tenus en haleine pendant une petite heure et demi.

Les photos de l’événement sont disponibles sur le wiki de la FSFE, enjoy! Que cela vous donne envie de participer l’année prochaine. ;)

Et bien sûr, plus d’info sur le DFD là : http://documentfreedom.org

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Monday, 28 March 2011

IPRED : remettre en question la politique de l’UE en matière de droit d’auteur et de brevets sur Internet

Blog d'Hugo » FSFE | 12:48, Monday, 28 March 2011

Poster de mai 68, CRS détourné. Dérivé de "Gallo Report" par LQDN.fr

IPRED : la directive anti-partage

IPRED est une directive qui harmonise au niveau de l’Union européenne les sanctions civiles (et bientôt pénales) pour tout type d’atteinte à la « propriété intellectuelle » : droit d’auteur, brevets, marques, obtentions végétales, etc. Elle organise donc la répression contre les partageurs, remixeurs, codeurs et inventeurs en tous genre.

La Commission veut modifier IPRED pour l’  »adapter » à l’environnement numérique, et continuer la guerre contre le partage sur Internet dans la droite ligne de l’ACTA. IPRED appelle à un filtrage massif d’Internet pour contrer le partage de fichiers. Les moteurs de recherche, hébergeurs, sites Internet mais aussi les fournisseurs d’accès pourraient se voir contraints de mettre en œuvre des mécanismes de filtrage et de contrôle des internautes.

Totalement aux antipodes des pratiques de chacun sur le réseau, et surtout à contre-courant des modèles d’innovation ouverts et coopératifs qui se propagent sur le Web avec les logiciels libres, la Commission européenne est actuellement en train de proposer ces nouvelles mesures dans un tout petit rapport. Morceaux choisis:

Et pourtant, malgré une amélioration globale des procédures destinées à faire respecter ces droits, le volume et la valeur financière des infractions aux droits de propriété intellectuelle sont alarmants. L’une des raisons en est l’augmentation sans précédent des possibilités d’infractions ouvertes par l’internet. Cet aspect n’entrait pas en compte lors de l’élaboration de la directive.

Voilà, l’ennemi est désigné. C’est « Internet ». Nous verrons d’ailleurs que seuls les aspects négatifs d’Internet sont abordés, à l’exception d’avoir « permis aux créateurs, aux inventeurs et à leurs partenaires commerciaux de trouver de nouvelles manières de commercialiser leurs produits », c’est une immense machine à violer les « droits de propriété intellectuelle » et une entrave au progrès de l’innovation et de la créativité dans nos sociétés. Ils ont tout compris, eux.

Comment vont-ils faire cela? Non seulement en étendant encore un peu plus le spectre d’application de ces « droits de propriété intellectuelle » (qui ne veulent rien dire au final tant ils recouvrent des réalités économiques et juridiques différentes) mais surtout, en mettant la pression sur les intermédiaires:

La notion d’intermédiaires et l’applicabilité des injonctions […] Le niveau de preuves qu’exigent les tribunaux dans les États membres est en général relativement élevé. Il subsiste en outre des incertitudes en ce qui concerne les intermédiaires et les mesures spécifiques dont ils relèvent lorsqu’ils contribuent ou facilitent une infraction, indépendamment de leur responsabilité.

Pour moi, en matière de droit d’auteur, quand j’entends « le niveau de preuve est trop élevé », ça fait tilt.

Les intermédiaires qui transportent des marchandises soupçonnées d’enfreindre les droits de propriété intellectuelle (tels que les transporteurs, les transitaires ou les agents maritimes) peuvent jouer un rôle crucial dans le contrôle de la diffusion de marchandises portant atteinte aux droits de propriété intellectuelle. Les plates-formes internet telles que les marchés en ligne ou les moteurs de recherche peuvent aussi jouer un rôle essentiel dans la réduction du nombre d’infractions, par le biais notamment de mesures de prévention et de politiques de «notification et retrait».

Certes. Mais ces mesures de notification existent déjà… la Commission veut aller plus loin:

les résultats présentés dans le document de travail des services de la Commission accompagnant le présent rapport indiquent que les instruments législatifs et non législatifs actuellement disponibles ne sont pas suffisamment forts pour permettre de lutter de manière efficace contre les atteintes en ligne aux droits de propriété intellectuelle. La Commission pourrait examiner comment impliquer plus étroitement les intermédiaires, compte tenu de leur position favorable pour contribuer à prévenir les infractions en ligne et à y mettre fin.

Quelle légitimité ?

Quelles sont les raisons qu’avance la Commission dans ce rapport pour justifier d’aller plus loin? Elle ne fait que partir de postulats généraux, grosso modo « propriété intellectuelle == innovation et créativité ». D’où vient ce postulat? Pas très difficile à deviner, les lobbys!

Les informations reçues amènent à conclure que la directive a eu des incidences positives considérables pour la protection des droits de propriété intellectuelle au titre du droit civil en Europe.

Mais cela manque cruellement d’analyse poussée, tant sur l’effectivité de la directive que sur les effets (négatifs ou bénéfiques) en terme d’innovation et de créativité… l’art de dire une chose et son contraire :

L’application [de la directive] n’a encore apporté qu’une expérience réduite et que le nombre d’affaires portées devant les tribunaux est limité. La Commission n’a donc pas eu la possibilité de mener une analyse économique critique de l’incidence de la directive sur l’innovation et sur le développement de la société de l’information

Répondez à la consultation, aidez la Quadrature du Net !

Le rapport de la Commission a été soumis à une consultation. Chacun peut participer et envoyer une réponse, même courte ! Ne soyez pas intimidés, les réponses en français sont acceptées. Le rapport de la Commission en français est publié là. La Quadrature du Net vous donne des indices pour répondre (voir aussi le Wiki pour les détails de la procédure).

J’en profite pour relayer la campagne de soutien financier à La Quadrature du Net,

Tristan Nitot soutient LQDN

Friday, 18 February 2011

Internet : l’État français n’apprend-il rien ?

Blog d'Hugo » FSFE | 11:37, Friday, 18 February 2011

Alors que la Neutralité du Net revient dans le débat politique, l’État français, ici par l’intermédiaire d’Éric Besson, ministre de « l’Économie numérique », s’illustre à nouveau dans son incapacité à envisager les promesses de l’avenir, que la Neutralité du Net et Internet permettent de concrétiser… Avec la soumission aveugle aux intérêts de certains.

L’histoire se répète, et la France va-t-elle encore manquer d’importants virages économiques, démocratiques et techniques, comme ce fut le cas en 1977 ?

L’administration des PTT n’a pas ménagé ses critiques envers un concept qui s’éloigne radicalement de sa propre philosophie des réseaux. […] Les dirigeants de l’avenue de Ségur ont réalisé qu’un réseau ouvert, géré par ses utilisateurs, n’est guère compatible avec le monopole des PTT et pose bien trop de problèmes de facturation. […] Cyclades vient donc d’être sacrifié sur l’autel d’une forme de réalisme.

AB & PG

Code Source, hebdomadaire de l'INRIA

Wednesday, 16 February 2011

Microsoft interdit les logiciels libres sur son Windows Marketplace

Blog d'Hugo » FSFE | 12:06, Wednesday, 16 February 2011

Microsoft continue sa lutte viscérale contre les libertés des utilisateurs.

Ce n’est pas seulement le copyleft qui semble banni (comme on pourrait en faire l’interprétation concernant les conditions de l’App Store d’Apple) mais bien toute licence équivalant aux licences GPL désignées et surtout, tout logiciel qu’on peut partager librement…

Microsoft lance aussi son « App Store » pour son Windows Phone et sa XBox. Avec le retrait de VLC par Apple, les logiciels libres sont désignés comme l’ennemi numéro 1 de ces nouvelles plate-formes.

Source en anglais.

Microsoft interdit les logiciels libres sur son Windows Marketplace

hugo's blog » Français | 11:57, Wednesday, 16 February 2011

Jan Wildeboer vient de découvrir dans le contrat gouvernant le Windows Marketplace, l’ “App Store” du Windows Phone et de la XBox, quelques stipulations intéressantes…

Article 5 (traduit par mes soins):

e. L’Application ne doit inclure ni logiciel, ni documentation, ni aucun autre matériel qui, totalement ou en partie, est gouverné par ou sujet à une Licence Exclue, ou qui autrement causerait à l’Application d’être assujettie aux termes d’une Licence Exclue.

Comment le contrat définit-il une Licence Exclue ?

“Licence Exclue” comprend toute licence requérant, comme condition d’utilisation, de modification et/ou de distribution du logiciel assujetti à la licence, que le logiciel ou tout autre logiciel combiné et/ou distribué avec lui soit (i) dévoilé ou distribué sous la forme de code source; (ii) licencié dans le but de produire des œuvres dérivées; ou (iii) redistribuable sans frais*. Les Licences Exclues incluent, mais ne sons pas limitées aux Licences GPLv3. Dans le cadre de cette définition, “Licences GPLv3″ désignent la Licence Générale Publique GNU version 3, la Licence Affero Générale Publique GNU version 3, la Licence Moindre Générale Publique GNU version 3, ainsi que tout équivalent à celles-ci.

Donc, ce n’est pas seulement le copyleft qui semble banni (comme on pourrait en faire l’interprétation concernant les conditions de l’App Store d’Apple) mais bien toute licence équivalant aux licences GPL désignées et surtout, tout logiciel qu’on peut partager librement…

Correction: le contrat exclut toute licence qui requiert la “redistribuabilité” sans frais du logiciel. Peut-on dire qu’une licence BSD/MIT requiert cela? Un logiciel n’est libre que si on a la liberté de redistribuer des copies. On ne peut pas dire que la licence du logiciel libre requiert la redistribution sans frais, mais elle requiert cette possibilité (donc on parle bien de “redistribuabilité”, en anglais “redistributable”).


* “redistribuable sans frais” : ça concerne bien tous les logiciels libres, GPL, BSD, MIT…

Saturday, 05 February 2011

En route pour Bruxelles

Blog d'Hugo » FSFE | 07:27, Saturday, 05 February 2011

going to fosdem picture

Thursday, 04 November 2010

Debian, puis Ubuntu

Blog d'Hugo » FSFE | 01:16, Thursday, 04 November 2010

Une semaine après avoir assisté au Mini DebConf à Paris, je serai à l’Ubuntu Party à la Cité des Sciences. En espérant enfin trouver le temps pour un ou deux billets sur ce blog :-)

Debian Conf Paris


Ubuntu-Party - 5 au 7 novembre à Paris

PS : Je suis repassé à Debian Sid depuis dimanche !

Friday, 08 October 2010

Euro 2012 des logiciels libres : nouvelle vague de résultats

Free speech is better than free beer » Français | 22:15, Friday, 08 October 2010

Près d’un mois après les matchs qualificatifs des 3-4 Septembre, 42 pays ont de nouveau joués pour la qualification à l’Euro 2012. De notre côté, la notation des gouvernements suivant leur utilisation et promotion des logiciels libres continue ! Guido a mis les résultats des 21 matchs de ce 8 Octobre en ligne , et comme d’habitude, voilà mon appréciation des grands affrontements de ce 8 Octobre :

  • France – Roumanie : Ces deux pays ne se rencontrent que le 9 Octobre, mais le match promet d’être intéressant : tandis que la France se place parmi les équipes favorites de cette compétition avec un très fort engagement de plusieurs ministères et la migration déjà accomplie de l’Assemblées nationale, de la police et d’autres administrations majeures, la Roumanie se pose en fière opposante avec un premier pas très prometteur fait dans le domaine de l’éducation.

Prochaine grande notation le 12 Octobre, avec 22 matchs à venir ! D’ici là on attend deux match pour demain : Portugal – Danemark et Israel – Croatie…

Comme pour les dernières vagues de qualification, vous pouvez influencer les résultats de votre équipe favorite en ajoutant des informations sur le wiki jusqu’à la veille du match. Si vous n’avez pas encore de droits d’écriture, vous pouvez tout simplement créer un compte invité ou envoyer un message via identi.ca à Guido en mettant le tag “euro4fs”.

Notez également qu’à la suite de la campagne PDF readers, le nombre d’institutions publiques d’un pays qui auront retiré les publicités poru des lecteurs non libres de leurs sites internet sera également un facteur de victoire pour l’Euro 2012. Donc : plus vous reportez d’institutions, plus vous augmentez les chancesde votre gouvernement de gagner des points dans l’Euro 2012 (ceci indépendamment du fait que vous contribuez alors aussi à  diminuer la distorsion de concurrence faite par ce biais par les gouvernements)

Pour voir les scores des matchs qui ont eu lieu jusque à présent, vous pouvez consulter la page de résultats sur le wiki.

Monday, 13 September 2010

Sus aux sites gouvernementaux !!!

Free speech is better than free beer » Français | 10:00, Monday, 13 September 2010

En ce mois de rentrée, la FSFE vous propose une activité aussi atypique qu’utile :

pdfreaders-logo

La campagne PDFreaders reprend du service avec dans un premier temps une traque acharnée des publicités et recommandations d’utilisation de lecteur PDF non libres (Adobe reader, Foxit…) sur les pages gouverementales.

Le principe est simple : en principe, le gouvernement n’a pas à proposer exclusivement un unique programme pour lire les PDF quand des alternatives existent et que recommander ce même programme revient à le privilégier par rapport à ses concurrents sans justification aucune d’une telle préférence.Cela reviendrait à avoir un panneau devant la barre de péage d’une autoroute déclarant :

Que penseriez vous d’un panneau au bord de l’autoroute proclamant “vous avez besoin d’une Mercedes pour rouler sur cette aoutoroute. Contactez la concession Mercedes la plus proche pour un essai gratuit — Votre Gouvernement”.

De deux choses l’une :

- soit le gouvernement n’est pas conscient que ces recommandations sont un problèmes car il ne connait pas les alternatives, au quel cas la campagne ne peut que leur ouvrir les yeux et les amener à corriger cette erreur.

- soit le gouvernment fait délibérément de la publicité pour ces logiciels propriétaires, au quel cas il nous revient de leur expliquer pourquoi ils devraient préférer les logiciels libres et, tenter de les faire changer d’opinion.

Jusqu’au 17 Octobre, aidez nous à répertorier les pages gouvernementales concernées grâce à notre formulaire sur la page de la campagne. Vous pouvez aussi signer la pétition qui sera ensuite envoyée aux institutions répertoriées assortie d’une lettre explicative.

Nous comptons sur vous pour nous aider à établir une liste la plus exhaustive possible ! Les chercheurs les plus actifs se verront remettre un paquet surprise FSFE ainsi qu’une entrée gratuite à FSCONS.

Soyez les plus rapides à chasser sur les pages des sites de votre gouvernement !

Tuesday, 07 September 2010

Euro 2012 : les qualifications continuent !

Free speech is better than free beer » Français | 14:16, Tuesday, 07 September 2010

Les résultats du troisième jour des qualifications de l’Euro 2012 est arrivé ! Guido a publié des résultats très précis pour les 27 matchs du jour.

  • Alors que certains matchs du 3 Septembre ont montré que certains pays réalisent les mêmes performances au football que dans les logiciels libres (notamment les matchs Russie – Andorre et San Marin – Pays-Bas), la France continue à se démarquer comme une bien faible équipe de foot mais une administration très favorable aux logiciels libres. C’est cette fois au tour de la Bosnie-Herzégovine de s’incliner 3-1 face à l’équipe francaise.

Une nouvelle vague de qualification aura lieu le 8 Octobre. Comme pour les matches de Septembre, vous pouvez influencer les résultats de votre équipe favorite en ajoutant des informations sur le wiki jusau’à la veille du match. Si vous n’avez pas encore de droits d’écriture, vous pouvez tout simplement créer un compte invité ou envoyer un message via identi.ca à Guido en mettant le tag “euro4fs”.

Sunday, 05 September 2010

Euro 2012 logiciels libres : premiers résultats…

Free speech is better than free beer » Français | 18:59, Sunday, 05 September 2010

Comme annoncé dans mon précédent post, les résultats des 22 premiers matchs de l’Euro 2012 des logiciels libres ont étés mis en ligne.

Les deux grands affrontements de cette première grande série de qualifications ont été

  • Allemagne – Belgique : deux pays au très fort potentiel, qui ont déjà introduit les logiciels libres dans plusieurs de leurs administrations et où plusieurs vilels ont d’ores et déjà migré vers le logiciel libre. Le match a été très serré et Guido n’a pu départager les deux équipes que par quelques publications belges montrant que le concept des logiciels libres était mieux maitrisé là-bas.
  • Estonie-Italie : Deux pays très forts dans des domaines différents : l’éducation pour l’Italie, le combat pour l’interoperabilité pour l’Estonie.

La France s’est quant à elle s’est imposée 3-0 face à un bien faible adversaire, la Biélorussie. Ce n’est cependant pas une victoire vaine, selon le bon proverbe de “à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire”. De fait, la France a montré son engagement dans les logiciels libres dans l’éducation par plusieurs projets de distributions à des écoliers et collégiens, mais aussi a installé Linux à l‘Assemblée Nationale, plusieurs ministères (culture, agriculture…) ont entamé une migration vers les logiciels libres,  la gendarmerie même s’y est mise dès 2005.

Une nouvelle vague de qualification aura lieu le 7 Septembre. Jusqu’à cette date, vous pouvez influencer les résultats de votre équipe favorite en ajoutant des informations sur le wiki. Si vous n’avez pas encore de droits d’écriture, vouspouvez tout simplement créer un compte invité ou envoyer un message via identi.ca à Guido en mettant le tag “euro4fs”.

Thursday, 26 August 2010

Coupe de l’UEFA 2012 : Ce que cela donne du côté des logiciels libres…

Free speech is better than free beer » Français | 09:57, Thursday, 26 August 2010

Le 11 août dernier, Guido a lancé une compétition parallèle au matchs qualificatifs de l’UEFA 2012. Le concept en est simple : On prend, l’ordre des matchs officiels, et on compare les performances des pays dans une toute autre discipline : l’utilisation de logiciels libres par les institutions publiques.

Au cours du match inaugural, l’Estonie s’est déjà qualifiée haut la main devant les Iles Féroes.

Le 3 Septembre auront eu lieu 22 matchs, ce qui met 44 pays en compétition. Une première évaluation est en cours, nous verrons alors ce que les équipes europénnes donnent quand on met leurs choix logiciels à l’épreuve…

Si vous voulez contribuer à la notation des équipes, aidez nous à rassembler des informations sur les différents pays, soit en me laissant un commentaire soit en les rajoutant directement au wiki.