Planet Fellowship
Tuesday, 07 September 2010
Euro 2012 : les qualifications continuent !
Maelle's blog (Free speech is better than free beer) | 14:16, Tuesday, 07 September 2010
Les résultats du troisième jour des qualifications de l’Euro 2012 est arrivé ! Guido a publié des résultats très précis pour les 27 matchs du jour.
- Alors que certains matchs du 3 Septembre ont montré que certains pays réalisent les mêmes performances au football que dans les logiciels libres (notamment les matchs Russie - Andorre et San Marin - Pays-Bas), la France continue à se démarquer comme une bien faible équipe de foot mais une administration très favorable aux logiciels libres. C’est cette fois au tour de la Bosnie-Herzégovine de s’incliner 3-1 face à l’équipe francaise.
- L’Autriche, qui s’est imposée 4-0 face au Kasachstan grâce à une politique pro- logiciels libres très active dans l’éducation et une migration claire de la ville de Vienne et la région de Linz.
- La Belgique maintient son niveau en gagnant 4-1 contre la Turquie qui marque sur un bel effort dans l’enseignement des logiciels libres à l’école.
- La Suède fait une percée remarquable en marquant 4 points contre la Principauté de San Marin, points bien mérités surtout depuis la déclaration officielle du format ODF (Open Document Format) comme standard national.
Une nouvelle vague de qualification aura lieu le 8 Octobre. Comme pour les matches de Septembre, vous pouvez influencer les résultats de votre équipe favorite en ajoutant des informations sur le wiki jusau’à la veille du match. Si vous n’avez pas encore de droits d’écriture, vous pouvez tout simplement créer un compte invité ou envoyer un message via identi.ca à Guido en mettant le tag “euro4fs”.
Sunday, 05 September 2010
Euro 2012 logiciels libres : premiers résultats…
Maelle's blog (Free speech is better than free beer) | 18:59, Sunday, 05 September 2010
Comme annoncé dans mon précédent post, les résultats des 22 premiers matchs de l’Euro 2012 des logiciels libres ont étés mis en ligne.
Les deux grands affrontements de cette première grande série de qualifications ont été
- Allemagne - Belgique : deux pays au très fort potentiel, qui ont déjà introduit les logiciels libres dans plusieurs de leurs administrations et où plusieurs vilels ont d’ores et déjà migré vers le logiciel libre. Le match a été très serré et Guido n’a pu départager les deux équipes que par quelques publications belges montrant que le concept des logiciels libres était mieux maitrisé là-bas.
- Estonie-Italie : Deux pays très forts dans des domaines différents : l’éducation pour l’Italie, le combat pour l’interoperabilité pour l’Estonie.
La France s’est quant à elle s’est imposée 3-0 face à un bien faible adversaire, la Biélorussie. Ce n’est cependant pas une victoire vaine, selon le bon proverbe de “à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire”. De fait, la France a montré son engagement dans les logiciels libres dans l’éducation par plusieurs projets de distributions à des écoliers et collégiens, mais aussi a installé Linux à l‘Assemblée Nationale, plusieurs ministères (culture, agriculture…) ont entamé une migration vers les logiciels libres, la gendarmerie même s’y est mise dès 2005.
Une nouvelle vague de qualification aura lieu le 7 Septembre. Jusqu’à cette date, vous pouvez influencer les résultats de votre équipe favorite en ajoutant des informations sur le wiki. Si vous n’avez pas encore de droits d’écriture, vouspouvez tout simplement créer un compte invité ou envoyer un message via identi.ca à Guido en mettant le tag “euro4fs”.
Thursday, 26 August 2010
Coupe de l’UEFA 2012 : Ce que cela donne du côté des logiciels libres…
Maelle's blog (Free speech is better than free beer) | 09:57, Thursday, 26 August 2010
Le 11 août dernier, Guido a lancé une compétition parallèle au matchs qualificatifs de l’UEFA 2012. Le concept en est simple : On prend, l’ordre des matchs officiels, et on compare les performances des pays dans une toute autre discipline : l’utilisation de logiciels libres par les institutions publiques.
Au cours du match inaugural, l’Estonie s’est déjà qualifiée haut la main devant les Iles Féroes.
Le 3 Septembre auront eu lieu 22 matchs, ce qui met 44 pays en compétition. Une première évaluation est en cours, nous verrons alors ce que les équipes europénnes donnent quand on met leurs choix logiciels à l’épreuve…
Si vous voulez contribuer à la notation des équipes, aidez nous à rassembler des informations sur les différents pays, soit en me laissant un commentaire soit en les rajoutant directement au wiki.
Thursday, 19 August 2010
Les lycéens réunnionais passent sous GNU/Linux !
Antonin Moulart, blog d'un citoyen engagé | 16:43, Thursday, 19 August 2010
C'est en tout cas ce qu'a annoncé Didier Robert le président du conseil général de la Réunion. Dès octobre, les 18 000 premiers ordinateurs portables sous GNU/linux devraient être distribués aux lycéens de seconde. La volonté politique est claire: faire découvrir les systèmes alternatifs au plus grand nombre.
On ne peut que saluer cette initiative qui développera à coup sur la curiosité des adolescents pour les nouvelles technologies ainsi que pour le libre. Cependant, l'objectif de cette action doit être avant tout d'accompagner les enseignants vers un enseignement qui mêle intelligemment technologie et cours en classe. Il ne suffit pas de distribuer des ordinateurs pour améliorer l'éducation. Il faut aussi éduquer à de nouveaux usages. A quoi bon distribuer un ordinateur si personne n'en fait rien ?
J'espère qu'un projet éducatif accompagnera cette distribution d'ordinateur, sans quoi le risque d'inefficacité est grand.
Sources: chezeric.biz
Tuesday, 17 August 2010
L’Amateur versus le Professionnel
Antonin Moulart, blog d'un citoyen engagé | 13:33, Tuesday, 17 August 2010
Je me suis souvent senti assez mal à l'aise dans des débats ou discussions où il est communément admis que le sens premier du mot "amateur" qualifie la piètre qualité d'une production. Ceci est d'autant plus vrai lorsque les partisans du "professionnalisme" se complaisent à dézinguer du logiciel libre.
Le professionnel est motivé par l'argent. Son objectif n'est pas de faire du travail de qualité, ce n'est pas non plus d'aimer ce qu'il fait. Le professionnel a pour but ultime de faire de l'argent.
Plutôt que de prendre le mot amateur dans son sens commun, je vous invite à retourner à ses sources latines pour en comprendre le sens original et mener une réflexion sur les valeurs profondes qui animent l'amateur.
Ama-teur signifie avant tout "celui qui aime"
Quand on construit ou produit quelque chose que l'on aime, alors on est un amateur. Souvent les contributeurs de projets libres sont des passionnés. Le moteur de la motivation qui pousse à s'activer est la passion, le jeu et la sociabilité.
Contribuer de manière amateur c'est aller à la rencontre de contributeurs qui partagent la même passion que vous. Il est stimulant de faire la rencontre de gens avec qui on a des affinités. Lorsque des amateurs ont une activité commune, les pairs poussent à faire des efforts. L'amateur ne cherche pas à reconduire son contrat comme le professionnel mais la reconnaissance de ses pairs.
Souvent on entend dire quand un travail est mal fait ou qu'un logiciel ne répond à des attentes "c'est un travail d'amateur". Cette expression est employée de manière péjorative pour exprimer la médiocrité de la prestation du producteur. Or le travail d'amateur est-il toujours de mauvaise qualité ? A l'évidence, c'est faux. Et de nombreux exemples peuvent le démontrer: le projet wikipedia est composé à 99% amateur. Pareil pour GNU/Linux, les contributions viennent très souvent d'amateurs. Si l'amateur n'a pas de service "contrôle qualité", il a des pairs pour mettre à l'épreuve sa production et la critiquer.
L'amateur aime profondément ce qu'il construit. Les développeurs de logiciels libre sont très souvent des passionnés qui jouent avec le code. C'est grisant. On retrouve cette passion dans bien d'autres domaines comme la musique, l'art et j'en passe...
Le professionnel fournit toujours des logiciels de qualité: un mythe ?
Combien de fois ai-je pu être déçu par des services fournit par des professionnels ? Un téléphone qui ne fait pas deux ans, un service client pourri, un logiciel ou un jeu de mauvaise qualité... C'est fréquent, on n'y prête même plus garde. Quand un logiciel propriétaire est mauvais entend-t-on souvent "c'est normal, c'est un logiciel propriétaire !". Je ne l'entends jamais, à part de la bouche d'amis libriste bien sur
Par contre, combien de fois ai-je entendu qu'un logiciel était de mauvaise qualité parce qu'il était libre... Je ne compte plus !
Si les projets de logiciels libres sont parfois de moins bonne qualité que leur équivalents propriétaires, ce n'est pas en raison de l'amateurisme de leur acteur. Le temps d'activité du professionnel est supérieur à celui du temps de l'amateur. Combien de contributeurs peuvent passer 80% de leur temps à avoir une activité de loisir ? Très peu à l'évidence. Il est indispensable d'avoir une activité professionnelle importante pour vivre ou survivre. Pour qu'un travail soit de qualité, il n'y a pas de secret, il faut y passer du temps. C'est a principale raison pour laquelle il n'est pas rare que la sphère professionnelle ait des productions de meilleures qualités.
Quelles solutions pour passer plus de temps à développer du logiciel libre ?
C'est une vaste question qui mériterait une série d'article à elle seule. Je me contenterais d'inviter les utilisateurs de logiciels à être généreux quand ils le peuvent en faisant des dons réguliers aux communautés qui développent les logiciels libres ou rendent des services amateurs.Même si l'amateur n'est pas rémunéré pour le travail qu'il fournit, rien ne vous empêche de lui faire des dons pour qu'il puisse accorder plus de temps aux services qu'il vous rend.
Saturday, 14 August 2010
Crab Grass: un logiciel libre d’organisation et de transformation social
Antonin Moulart, blog d'un citoyen engagé | 14:20, Saturday, 14 August 2010
Depuis quelques semaines, je teste le logiciel libre Crab Grass une boite à outil militante de premier ordre sur les serveurs de Rise Up. Rise Up est une organisation qui a pour mission de proposer gratuitement des outils sécurisés aux collectifs et organisations solidaires. Rise Up propose le service we.riseup.net qui nous invite à utiliser Crab Grass. Ce logiciel libre est en plein développement, encore en beta mais déjà très intéressant et je vais vous le présenter en détail.
Crab Grass, une boite à outil de l'auto-organisation des acteurs
Bien que ne proposant pas d'outils de décentralisation comme MOVIM, Crab Grass est un logiciel extrêmement intéressant pour les citoyens engagés de tous bord. La dernière version a été rendu public le 14 juin dernier, il s'agit de la 0.5.2.1.
Crab Grass a selonrise up trois objets:
Un logiciel de réseaux sociaux, il a pour but de donner la capacité aux utilisateurs d'établir des liens entre eux au travers de leur contribution en ligne.
Un logiciel de travail collaboratif, il donne la capacité à de petits groupes de partager des fichiers, suivre des tâches et des projets, prendre des décisions et construire une base de connaissance.
Un logiciel d'organisation de réseau car il permet à de multiples groupes de travailler ensemble sur des projets dans un esprit démocratique.
Une organisation des discussions originale mais discutable
Les interactions sont organisées de manière assez originale et peu bordélique. On a l'impression que certaines fonctionnalités sont redondantes mais elles correspondent à des formats différents.
La première page quand on arrive sur le réseau est composé d'une barre de navigation, d'un tableau de bord et des pages récentes.
La barre de navigation

« la boite de réception » est une zone de notification nous prévenant de l'activité sur les pages discussions auxquelles nous participons.
« My messages » semble faire l'historique des mini-messages privés et publics. Je n'en ai eu que peu l'utilité jusqu'à maintenant mais il semble que cela corresponde aux status de twitter ou identi.ca.
« Tâches » recense l'ensemble des tâches que je me suis assigné ou que l'on m'a assigné. Très pratique pour savoir comment être utile et efficace !
« Les requêtes » Nous permet de visualiser les demande de mises en contact qui nous sont faites.
« Rechercher » est un moteur de recherche qui nous permet de trouver par mot clé.
« La poubelle » est l'espace où sont jetées les pages supprimées.
Juste en dessous du menu ce trouve la rubrique « Univers » où sont iconifiés les différents groupes de travail que vous avez rejoins et vos ami-e-s.
Ce menu est aussi décliné à l'horizontal dans l'entête quand vous passez votre souris sur « moi ».
Le tableau de bord est votre tour de contrôle et vous permet de visualiser l'activité des membres de votre groupe sur le groupe.
En dessous du tableau de bord, on visualise les pages récentes. Les petites étoiles marques celle qui sont importantes. Nous reviendrons sur leur nature un peu plus tard.
Des fonctionnalités intéressantes
On peut distinguer trois grandes fonctionnalités: les pages (la plus importante), les mini-messages et le t'chat.
Les pages peuvent correspondre à différents éléments.
Cela peut être une page...
« Wiki », page que tout le monde peut modifier. Utile pour travailler en collaboration sur des textes ou stocker des bases de connaissances communes pouvant être enrichies.
« discussions de groupes », cela prend la forme d'un topic de forum. Il s'agit de discussions asynchrones.
« Multimedia », vous aurez le choix entre fichiers, images et videos.
« votes et enquêtes », là il s'agit d'une panoplie d'outil dont l'objet est de sonder le groupe. Très utile pour prendre des décisions.
« Listes de tâches », la fameuse liste des tâches va permettre au groupe d'avoir une visibilité permanente sur les actions qui doivent être accomplie pour faire avancer le shmilblik.
Il y a de quoi faire.
Les mini-messages permettent d'envoyer rapidement et un publiquement une information à un autre membre ou au réseau en général. Cela peut faire office d'outil de veille même si je doute que l'on ai tout le temps les yeux rivés sur cette fonctionnalité.
Outil aussi très pratique: le t'chat. Il permettra au groupe de se réunir pour discuter en directe !
Les réseaux, les groupes et les comités
Maintenant que l'on a vu comment s'organisent les discussions et leur nature, on sait où cliquer pour accéder à quoi. Crab Grass permet une auto-organisation sur trois niveaux.
Généralement, on débute au niveau intermédiaire, c'est à dire le groupe. Quand on arrive sur Crab Grass, la première chose que l'on fait, c'est d'inviter les membres de son organisation ou de son collectif à rejoindre le groupe.
A l'intérieur du groupe il est possible de créer des commissions. Les commissions sont des sous-groupes à proprement parler avec toutes les fonctionnalités du groupe mais sur un espace séparé et hiérarchiquement dépendant du groupe. En cas de conflit, il est ainsi très facile de subdiviser un groupe pour partir sur des pistes différentes.
Les réseaux sont des mises en réseaux de groupes. Votre groupe aura l'occasion de côtoyer d'autre groupe et il arrivera peut être un moment donné où vous déciderez de travailler ensemble. Le réseau vous permettra de « connecter » vos groupes et de collaborer plus facilement.
Avis critique
Crab Grass est un logiciel libre épatant. L'idée est exceptionnelle, sa mise en place est loin d'être médiocre. Son organisation sur trois niveaux est d'un grand intérêt. Les fonctionnalités disponibles sont puissantes même s'il manque à mon avis un outil de veille et de partage de l'information efficace.
L'interface de navigation reste un poil complexe et demande une certaine capacité d'adaptation. Il est sans doute possible de la rendre plus ergonomique.
Je me dois de rappeler tout de même que le logiciel est encore en bêta malgré sa maturité importante. Il est d'ailleurs possible de contribuer par vos idées ou bien en aidant à son développement.
Je tire mon chapeau à l'équipe de Rise Up !
On se retrouve sur le réseau donc ?
- Le Service we.riseup.net
- Crab Grass
Wednesday, 14 July 2010
Début de stage …
Maelle's blog (Free speech is better than free beer) | 12:59, Wednesday, 14 July 2010
Bonjour !
Je travaille à la FSFE depuis 2 semaines exactement aujourd’hui (et comme les bureaux sont à Berlin, on s’applique même le 14 Juillet
) et j’inaugure aujourd’hui mon blog …
A suivre mes pensées et lectures sur les logiciels libres, les standards ouverts et plus généralement des réflexions tournées vers la nouvelle économie institutionnelle et le knowledge managment …
Saturday, 26 June 2010
L’utilisation et le développement du logiciel libre menacé par l’ACTA
Antonin Moulart, blog d'un citoyen engagé | 20:01, Saturday, 26 June 2010
L'APRIL et La Quadrature ont rencontré les 8 fonctionnaires français chargés des négociations de l'ACTA. Pour rappel, l'ACTA est une négociation mondiale organisé de manière totalement opaque qui vise à lutter contre la contre-façon à tout prix.
Voici un extrait concernant directement le développement et l'utilisation du logiciel libre:
Aucun droit à l'interopérabilité des « mesures techniques de protection » (DRM). Les DRM sont un frein au développement et à l'utilisation des logiciels libres. Pour les utilisateurs de logiciels libres, la seule solution pour accéder légitimement à des œuvres prisonnières de ces « menottes numériques » est le contournement. Cette solution n'a pas été garantie par les négociateurs français : les utilisateurs et les développeurs de logiciels libres pourraient donc être, lors de la transposition de l'ACTA, de nouveau soumis à une pression juridique inacceptable.
Ce débat avait déjà été mis sur la table à plusieurs reprises en France. Il semble que la connerie française s'exporte vraiment bien.
Rappelons tout d'abord ce qu'est un DRM ou en GDN (Gestion des Droits Numériques), selon wikipedia:
La gestion des droits numériques ou GDN[1] (en anglais : Digital Rights Management - DRM) a pour objectif de contrôler l'utilisation qui est faite des œuvres numériques, par des mesures techniques de protection. Ces dispositifs peuvent s'appliquer à tous types de supports numériques physiques (disques, DVD, Blu-ray, logiciels...) ou de transmission (télédiffusion, services Internet...) grâce à un système d'accès conditionnel.
Comment est-t-il possible de soutenir la volonté d'imposer à tous un standard de fichier de protection qui, primo, restreint les libertés d'utilisation du fichier malgré son achat par l'utilisateur, deuxio, dont la technologie soit fermée et propriétaire et donc appartenant à une industrie susceptible de faire payer des royalties pour son intégration dans les divers logiciels. Les utilisateurs et développeurs de logiciel libre qui mettraient en place des systèmes de contournement pour assurer l'interopérabilité se verraient mis en cause juridiquement. Cette mesure est totalement disproportionnée et porterait une atteinte grave à la liberté logicielle des utilisateurs.
Si ce paragraphe du communiqué de l'APRIL et de La Quadrature était le seul point noir, nous pourrions être heureux... Malheureusement, le reste n'est pas mieux...
Wednesday, 16 June 2010
Entrez sur le planet de MOVIM
Antonin Moulart, blog d'un citoyen engagé | 16:28, Wednesday, 16 June 2010
Si vous cherchiez un fil d'information pour tout savoir sur MOVIM, les réseaux sociaux libres et la confidentialité des données personnelles sur internet, arrêtez vous !
J'ai exactement ce qu'il vous faut:

Si vous bloguez sur ces sujets, vous êtes les bienvenus !
Information flash: Ce soir, à 20h00, réunion technique sur le salon jabber MOVIM.
A tout à l'heure.
Friday, 11 June 2010
Les logiciels libres à l’attaque de Facebook & la propagande de Mark Zuckerberg
Blog de Hugo | 02:05, Friday, 11 June 2010
Avec la crise de confiance que subit Facebook vis-à-vis de ses utilisateurs, il est temps pour les développeurs de logiciels libres de proposer des alternatives à Facebook. Moi qui regrettais une sorte de morcellement des initiatives, il semble aujourd’hui que quelques protocoles et formats tendent à s’imposer et à être adoptés par plusieurs projets de réseaux sociaux. On aura donc peut être bientôt des standards ouverts pour les réseaux sociaux.
En effet, au-delà de l’initiative Diaspora, très médiatisée (voir l’article des Inrocks, Diaspora vaincra-t-il Facebook ? qui a sollicité mon avis), plusieurs projets se concrétisent
- Movim
- GNU Social, le réseau social du projet GNU
- One Social Web, développé par Vodafone
Il en existe beaucoup d’autres, mais je voulais parler de ces trois-là en particulier. Le premier, parce qu’il est français, le deuxième parce que c’est un projet de GNU et le troisième parce qu’il montre que les entreprises ont aussi intérêt à utiliser les réseaux sociaux libres.
Maintenant, chacun diffère sur la solution à mettre en place. Quel protocole utiliser ? Où sont les données ?
Le plus important finalement, c’est que chacune de ces solutions soit capable d’interagir avec les autres et que le code source soit accessible et modifiable, pour encourager les initiatives concurrentes. Tout cela pourrait à terme créer un écosystème très diversifié, où les utilisateurs ne sont pas à la merci d’un seul service, qui centralise toutes leurs données et ne donne que très peu de contrôle en retour — comme Facebook.
Un tel écosystème serait possible avec l’adoption d’une base de standards ouverts comme OStatus.
Enfin, je voulais revenir sur la propagande que développe Mark Zuckerberg avec Facebook. Car derrière le slogan, « Making the World more Open and Connected » il y a aussi des mensonges qu’il ne se prive pas de proférer à la presse. Récemment, dans une interview à Wired, il déclare (c’est moi qui souligne) :
I think people have good questions about what we are doing, but I think they should ask the same questions about other types of models as well. We have a model based on control. You put everything in your profile or your friends do — but you get ultimate control over whether it stays there. It’s very different from a model like web search where you can look yourself up and you have no control over what is there.
Bref, le monde à l’envers. Vous ne pouvez pas être sûrs que les données sont effectivement supprimées du serveur de Facebook lorsque vous le demandez. Les données étant stockées chez Facebook (aux États-Unis) vous n’avez aucunement la possibilité technique, ni légale, de vous assurer le « contrôle ultime » de vos données.
Ça me fait un peu penser à cette phrase à propos de Las Vegas…
“What happens in Facebook Stays in Facebook”
Update : Encore un exemple qui montre que Facebook a le contrôle total sur vos données
Thursday, 10 June 2010
Movim, l’alternative facebook, émission “symbiose”
Antonin Moulart, blog d'un citoyen engagé | 08:30, Thursday, 10 June 2010
Voici l'émission "Symbiose" diffusée sur radio Libertaire. Au nom du projet et de la communauté MOVIM, Jérémie et moi sommes intervenus sur différents sujets. Tout d'abord les problèmes de confidentialité des données personnelles, la censure exercée par facebook, puis le projet MOVIM réseau social libre et décentralisé, ses caractéristiques, son avancement...
Your browser does not support the audio element. Download firefox.
Téléchargez l'émission (.ogg)
L'émission est disponible sous licence creative commons 3.0 sauf les chansons d'Andrea Rocolini sous creative commons 2.0.
Retrouvezles podcasts des anciennes émissions "Symbiose".
Thursday, 27 May 2010
Les médias sociaux privateurs et centralisés sont en train de tuer les blogueurs indépendants
Antonin Moulart, blog d'un citoyen engagé | 08:13, Thursday, 27 May 2010
Les médias sociaux se développent mais la blogosphère plonge. Paradoxe.
De plus en plus nombreux sont les blogueurs qui s'interrogent sur l'intérêt de continuer à tenir un blog. Alimenter un blog régulièrement, c'est un gros boulot. Trouver l'idée de réflexion qui va plaire ou l'information rare qui a encore été peu diffusé, c'est épuisant. Rédiger, choisir l'illustration, faire attention aux licences, citer des blogueurs qui ont abordé le sujet pour construire des liens. Puis, relire son article pour traquer les fautes d'orthographe, formater son billet, ajouter les bons tags... Et enfin, appuyer sur publier.
Non, ce n'est pas fini. Après cela, deuxième étape, il faut le faire connaitre. Publier sur facebook, twitter, identica, commenter les blogs des copains, interpeller sur les réseaux sociaux dans les bonnes conversations aux bons moments... Las, la fin de journée arrive, on fonce voir nos stats pour savoir si notre billet a trouvé ses lecteurs. Parfois il arrive qu'on ait été bon, on est fier de nous, parfois il arrive que l'on ait été très mauvais, ça peut être décourageant. Quelque soit le résultat, vaillant, on remonte sur notre cheval en ayant l'espoir que celui du lendemain va tout déchirer.
Même quand le trafic est mauvais, il arrive que des discussions se créent et fassent échos à nos productions, ça c'est génial. On a l'impression d'avoir déclenché quelque chose. L'apothéose c'est quand un lecteur à une réaction intéressante et constructive. Ne m'en veuillez pas chers lecteurs, j'aime quand vous montrez votre contentement ou mécontentement, mais c'est encore mieux quand cela débouche sur une vraie réflexion.
Bref, les commentaires c'est un peu la dope du blogueur. Qu'il soit skyblogueur ou politico-blogueur influent, la recherche de l'attention et l'envie de partage domine l'échange. Les blogueurs professionnels sont aussi rares que les médias sociaux qui atteignent l'équilibre financier. La vocation de ceux qui écrivent sur leur propre média ne semble donc pas être de gagner l'argent mais d'avantage le plaisir de partager leur passion.
Pourtant, les commentaires sont moins nombreux sur nos blogs. Et on a l'impression que même notre trafic en prend un coup. Réalité ou fiction ?
Qu'est-ce qui a changé ?
Notre médiocrité a-t-elle augmenté ? La course au scoop tue-t-elle le blogging ? Le copinage inter-blogueur fait-il tourner la sphère sur elle même ? Les sites de journalistes professionnels se mettraient-ils à écrire des papiers intéressants sur internet ? Pendant ce temps, quelques médias sociaux atteignent héroïquement l'équilibre financier. Mais quel est leur secret ?
Je veux ici prendre un exemple de réussite. Lepost.fr, aujourd'hui sans doute le média social francophone le plus visité et commenté au monde. Lepost.fr a semble-t-il atteins l'équilibre financier. Comment a-t-il fait ? C'est assez simple, lepost.fr a mis en place une espèce d'industrie de l'information où chacun est invité à écrire. Pour accélérer le mouvement, lepost.fr a dépouillé son média de toute notion de contrôle qualitatif, explicite comme implicite. La rédaction a poussé le vice jusqu'à dégrader volontairement la qualité des images et de la rédaction des articles pour encourager les lecteurs à contribuer. Lepost.fr se contente de faire de la réécriture. Les scoops y sont rares, ce n'est pas le but de ce média. Une fois qu'une masse critique de lecteurs est arrivée, lepost.fr a invité les blogueurs influents sur ses pages afin de les déloger de leur blog. Les blogueurs semblent très satisfaits du très large nouveau public qu'ils touchent et se demandent même parfois si c'est bien utile de continuer à alimenter leur propre blog (Christophe Ginisty posait la question "Y-a-t-il encore un espace pour les blogs ?").
Voilà donc comment lepost.fr a fait pour atteindre la rentabilité, il a mis au boulot tout un tas de citoyens (blogueurs compris) comme si la visibilité offerte était une contre-partie suffisante. Tout comme facebook, lepost.fr se nourrit des contributions des internautes et tentent de s'imposer comme le média des médias individuels. Là où le bas blesse c'est que les contributeurs n'ont aucun moyen de récupérer la totalité des données produites pour les déménager. On ne peut pas non plus supprimer son compte dans les options de gestion. Le simple droit à l'information produite est bafoué. Tout comme facebook, la stratégie de lepost.fr est d'enfermer l'internaute contributeur dans son système et le dépossèder de ses contributions.
L'internaute contributeur participe au succès de lepost.fr mais n'a aucun droit sur la politique de l'entreprise. En effet, lepost.fr n'est pas une fondation comme agoravox et n'implique pas les contributeurs dans ses choix stratégiques, ceux ci répondant uniquement à une logique économique. Il ne peut donc pas défendre ses intérêts de contributeurs. Et si le contributeur de lepost.fr tentait de faire prendre conscience à sa communauté de la supercherie du média, lepost.fr ne le censurerait-il pas ? C'est une question que je pose sans présumer de la réponse mais il faut admettre que la liberté de ton des contributeurs se posent lorsqu'on écrit dans un média sur lequel on a aucun droit. Quitter son blog pour se consacrer à lepost.fr serait une grave erreur. Qu'est-ce qui vous garantit que vous ne serez jamais censuré sur lepost.fr ? Au moins, sur votre blog vous avez le contrôle de vos données, de votre ligne éditoriale et de son évolution technique. Le danger est que les blogueurs de talents se laissent séduire et arrête d'alimenter leur blog... Que ce passera-t-il le jour où leur publication entrera en un conflit d'intérêt avec lepost.fr ? Je crois qu'ils regretteront amèrement de ne plus posséder d'espace médiatique...
Le blogueur libre et indépendant a une mission d'alerte, de surveillance du pouvoir. Il est une plume citoyenne et son existence est vitale à la bonne santé démocratique. La liberté d'expression est fondatrice du régime démocratique et nous avons le devoir de l'utiliser. Ne la laissons pas prendre à nouveau la poussière comme ont pu le faire les journalistes des médias traditionnels qui ont perdu toute crédibilité aux yeux des citoyens. Ne préparons pas la prochaine crise des médias !
Bon, ceci étant, lepost.fr n'est qu'un exemple, je n'ai rien contre ce média mais son modèle de développement m' hérisse le poil. Cela me fait penser aux champs de grands propriétaires terriens dans lesquels travaillent des tas d'ouvriers payés quelques cacahuètes par jour.
Non chers amis, rien ne vaut un bon logiciel libre de blogging comme dotclear ou wordpress installé sur un serveur que vous contrôlé avec une base de donnée qui vous appartient et une ligne éditoriale qui ne dépend que de vous.
Et tant pis si votre audience est plus faible. Au moins, vous aurez le sentiment de liberté et d'indépendance. Et ça, ça n'a pas de prix.
Thursday, 20 May 2010
Compte rendu subjectif et impressions de la réunion MOVIM du 19 mai
Antonin Moulart, blog d'un citoyen engagé | 05:15, Thursday, 20 May 2010
Hier soir a eu lieu sur le salon jabber de MOVIM une première réunion de définition des grandes lignes du projet. Cela a concerné les aspects fonctionnels du logiciel aussi bien que l'organisation de la communauté et du projet. Ce soir là, la room MOVIM a dépassé la room jabber, c'est pour dire le succès de la réunion, nous étions 30. 30 à discuter sur un t'chat, je vous laisse imaginer les débuts, inutile de préciser que c'était le style "bazar". Terriblement productif et fertile en terme d'idées, un peu plus compliqué pour faire ressortir les grandes idées communes. Mais nous avons tout de même réussi, je crois.
Le fil de la réunion a été prédéfinis par nous même collaborativement sur une page wiki prévu à cet effet. Je vous cite les points que nous avons traité:
Présentation
- Qui veut contribuer au projet ?
- Chacun est encouragé à créer un profil sur le wiki
Fonctionnel
- Définition des buts et limites de la plateforme (Comment voyez-vous movim ?)
- Proposition de fonctionnalités (Qu'est ce que je veux voir dans mon movim ?)
- Proposition d'usages (Qu'est ce que je veux pouvoir faire avec movim ?)
- Comment voyez-vous le web social ?
- Il est interessant de ne pas penser que movim, mais aussi comment on peut améliorer le web -> Comme les social plugins de FB, les retweet....
- Réseaux/Sites que l'on peut socialiser/movimiser (Couchsurfing....)
Organisationnel
- Proposition d'un financement par dons du projet
- Discussion autour des nouveaux éléments WikiMovim (MediaWiki), DevMovim (CodingTeam)
- Positionnement et justification du développement du projet MOVIM
- Promotion, "Stratégie de communication" ou plutôt "Stratégie de Mobilisation en ligne"
- Distribution du travail
Techniciens, passez votre route, la réunion qui vous concernera se déroulera très prochainement. Rendez-vous sur la mailing list de MOVIM.
Tout d'abord, Edhelas, alias Timothée Jaussoin, nous a invité à nous présenter en créant notre profil sur le wiki, étape de base avant tout projet collaboratif. Le wiki est cet outil magique qui permet aux acteurs de s'auto-organiser. Avec un wiki on fait tout, le plus difficile est d'adopter les usages. Mais entre les mains d'une communauté bien rodée, cet outil est tout simplement le plus puissant du monde. Il suffit de voir le résultat de wikipedia. Nous avons déjà au sein de la communauté des membres bien rodés et d'autres qui se rodent. Le plus impressionnant est la diversité des profils. On peut imaginer qu'au sein d'un projet libre il n'y a que des développeurs, que neni, vous trouverez communiquant, linguistes (ce n'est pas un projet européen pour rien), des intellectuels issu des sciences humaines, des rédacteurs de documentation technique et je suis sur d'oublier pleins d'autres profils. Souvent on a l'image, à tord, que les logiciels libres ne nécessitent que des développeurs. A votre avis, est-ce seulement des développeurs qui on fait de facebook ce qu'il est aujourd'hui ? Non. Ce sont des personnes avec des compétences diverses qui sont persuadés d'inventer quelque chose de nouveau. Movim c'est cela, mais en ôtant les requins de la finance et en ajoutant un code ouvert ainsi que le soucis de la sécurité des données de l'utilisateur.
Donc, comme je le disais précédemment, nous avons déblatéré des tas d'idées et nous nous sommes mis d'accord sur l'essentiel d'un point de vu fonctionnel.
D'abord, il était communément admis par tous que MOVIM serait un réseau décentralisé. Ensuite, nous avons beaucoup parlé de la nécessaire modularité du logiciel. Nous étions nombreux à y voir des avantages aussi bien pour la liberté de choix de l'utilisateur que pour la répartition et le libre développement du logiciel. La modularité est donc une des priorités bien que cela relève d'un challenge technique.
Ensuite, nous avons parlé de la manière dont Movim s'offrirait à l'utilisateur. C'est à dire, dans quel état, sous quelle forme et dans quelles conditions l'utilisateur pourrait accéder à Movim. D'abord, il nous est apparu essentiel que MOVIM soit une web apps. Dans un soucis d'accessibilité maximal, nous ne pouvons pas nous focaliser sur le développement d'une application de bureau. Par ailleurs, nous pensons que Movim doit proposer lors de l'installation si le système doit être mono-utilisateur ou bien multi-utilisateur. En effet, Movim pourrait aussi bien être installé pour une personne unique, comme un blogue, que pour un serveur collectif. Lorsque nous avons abordé la question du serveur collectif est immédiatement venu la question de la sécurisation des données utilisateurs. Qui dit serveur collectif, dit compte administrateur, qui dit administrateur dit hiérarchie et privilège d'utilisation. Nous savons très bien que Movim ne pourra être un logiciel grand public s'il n'est qu'un outil mono-utilisateur. En effet, la majeure partie des internautes ne savent pas ce qu'est un serveur ftp, alors installer une web apps... Ce n'est même pas la peine d'y penser ! Dans ce cas, il faudra des serveurs mutualisés qui proposeront MOVIM. La rédaction d'une charte ou la mise en place de labels a été vaguement abordé avant de nous recentrer sur l'objet de la réunion, ces sujets seront traités plus tard au cours du projet mais n'en demeure pas moins d'une grande importance.
Nous avons également définis la notion de canaux. Les canaux seraient des flux multimedias alimenté par un groupe d'utilisateurs ou une personne seule. Les canaux seraient définis par le public auquel on s'adresse. Par exemple, je veux parler de cuisine, je vais m'adresser à mes amis qui aiment la cuisine et parlent de cuisines. L'ensemble de ces informations passeront par un canal "cuisine".
A été abordé également la question de ce qu'on voyait lorsqu'on se connectait à MOVIM: la timeline. Cela semble couler sous le sens. Par contre, plus à revers, nous nous sommes interrogés sur la gestion des données utilisateurs. Nous avons convenu que par défaut tout serait privé. Par rapport à facebook qui organise la publication à outrance de toutes les données personnelles, nous pensons que MOVIM doit d'abord tout rendre privé et permettre à l'utilisateur, s'il le veux, de rendre public les informations au cas par cas. Nous avons également évoqué l'éventualité d'intégrer un guide des bons usages de ses données personnelles afin de mieux prévenir l'utilisateur des conséquences sur sa vie privée.
Il a été également discuté l'opportunité d'intégrer Movim au web social, comme plugins pour les médias sociaux. La différence fondamentale avec facebook est que vous garderiez la propriété pleine et entière de vos données personnelles même si elles sont dans les nuages. Par ailleurs, nous ne chercherons pas à espionner votre traffic avec notre bouton "like" ou autre. Promis, on a finis notre crise d'adolescence.
Ahah, quelle bande de rêveurs, hein ? Pas tant que ça... Pour nous donner les moyens de parvenir à nos fins, nous avons ensuite abordé la question organisationnelle.
Tout d'abord, la question des dons a été abordé et assez vite écartée par un compromis. Certains disaient qu'il fallait faire un appel aux dons, d'autres ont argué que ce n'était pas le moment. Mais tous nous avons convenu que cette éventualité s'imposerait à nous de toute façon si nous voulons avoir le moyen de nos ambitions. Par contre, par respect pour nos supporters et futurs utilisateurs, nous avons convenu qu'il n'était pas correcte d'appeler aux dons sur notre seule marque médiatique. Nous ne sommes pas du MIT, le groupe est beaucoup plus hétérogène (déjà y a pas que des mecs), nous avons aussi des belles bouilles de geeks, mais nous n'en ferons pas commerce
Nous nous sommes dit que lorsque nous appellerons aux dons, il y aura du concret. Movim est un projet sérieux. Ceci étant, ça ne nous empêche pas de commencer à réfléchir en parallèle à l'adoption d'un statut juridique pour une future récolte.
Question positionnement, nous continuons sur la même ligne. Nous nous sommes dit que MOVIM devait continuer à placer la sécurité des données personnelles comme question n°1, que Movim ne cherchait à tuer personne, même pas facebook. Movim est un logiciel avec une identité propre qui se propose d'être une alternative aux réseaux sociaux centralisés et privateurs.
Tout d'abord, Timothée nous a dit qu'il avait commencé à mettre en place un planet ainsi qu'un blog pour la communauté Movim. Ce sont d'excellente initiative. La mobilisation de la communauté est un point central qui, selon moi, va permettre d'irriguer le projet de contributions de qualité tout du long. Movim ne serait pas toujours sur une vague médiatique, il y aura aussi des creux, mais si nous créons des liens suffisamment dense entre nous, il restera toujours un tissu suffisamment important pour mener à bien l'œuvre commune.
Un point important, qui n'a pas suffisamment pris en compte lors de cette réunion à mon humble avis, est le travail d'influence qu'il y a à réaliser pour facilité le basculement. Movim n'aura pas dans un premier temps des fonctionnalités génialissimes par contre il sera largement supérieur en terme de sécurité des données personnelles. Si nous ne parvenons pas à conscientiser suffisamment d'internaute sur l'importance de la gestion de leur donnée personnel, il se peux que le projet tombe à l'eau. Bien sur, ce travail dépend pas que de nous. C'est aux acteurs conscients et aux acteurs publics de prendre en charge ce sujet d'une importance cruciale. Mais la communauté Movim doit rester aux contacts de ses acteurs pour leur fournir des argumentaires et surtout leur montrer qu'une alternative est possible.
Voilà ce que j'ai retenu et les réflexions que j'en tire. Vous pardonnerez le méli-mélo entre pensées, impressions, points de vus et compte rendu. C'est tout ce que je peux en dire pour ce matin.
Manudwarf prépare un compte rendu plus mieux et la publication des logs
Ps: ce billet peut être mis à jour si vous vous inscrivez sur mon blog, il est en mode wiki. (coquilles, informations à ajoutées...)
EDIT: Compte rendu détaillé par Manu
This page is wiki editable click here to edit this page.Tuesday, 18 May 2010
Qu’est-ce qu’Internet ? par Benjamin Bayart, président de FDN
Blog de Hugo | 16:18, Tuesday, 18 May 2010
Internet est un système primordial dans notre société. Sans accès à Internet, la liberté d’expression ne peut être complète. De plus, il a été un moteur de croissance économique et d’innovation sans précédent.
Mais comment les changements inaugurés par ce « réseau des réseaux » peuvent-ils être expliqués ? Quelle est la nature d’Internet qui nous permet de comprendre les bouleversements qu’il apporte ?
C’est devant la nécessité de répondre à cette question, notamment au devant des multiples débats politiques et des législations le concernant, que l’association Libertés Numériques de Sciences Po a organisé un cycle de trois conférences en avril et en mai. L’objectif était notamment d’amener un bagage technique et un point de vue pertinent sur Internet, afin de contribuer au débat.
Qui mieux que Benjamin Bayart pouvait réussir cet exercice de vulgarisation scientifique ? Expert en télécommunications et grand connaisseur d’Internet et du Logiciel libre, Benjamin Bayart est aussi président de French Data Network, fournisseur d’accès à internet associatif depuis 1992. Il est notamment à l’origine du concept de Minitel 2.0 qui dénonce un usage du réseau et du Web à l’opposé des dynamiques propres à un Internet libre.
Je tiens à remercier Sylvain, Léo et Pierre de Libertés Numériques, qui ont organisé ce cycle de conférence. Également, il faut remercier le médialab de Sciences Po qui nous a soutenu et Andrews Junior Kimbembe qui a réalisé les superbes affiches.
Donc ci-dessous, vous pouvez visionner et télécharger les 3 conférences (de environ 2 heures chacune). Évidemment, j’utilise entièrement des standards Web, donc les vidéos sont au format Theora. Si vous n’êtes pas familier avec ce format, vous pouvez consulter Wikipédia. Enfin les téléchargements nécessitent un logiciel pair-à-pair torrent tel que Transmission (GNU/Linux & Mac OS X) ou Vuze (Windows & autres).
Suite au trafic trop important généré par la lecture des vidéos, j’ai supprimé leur diffusion ici. Vous pouvez toujours télécharger les conférences par Torrent ou avec les miroirs — ou alors si vous avez une solution d’hébergement peu coûteuse avec un trafic supérieur à 1 TB par mois, je suis preneur !
Le réseau de transport
Télécharger la vidéo : format Theora, Vidéo + diapos, torrent
Pour bien comprendre, il faut bien avoir en tête le vocabulaire. Si vous n’êtes vraiment pas familier avec les réseaux, vous pouvez peut être consulter Wikipédia au préalable : Routeur, Client-serveur, Adresse IP
Les applications du réseau
Télécharger la vidéo : format Theora, Vidéo + diapos, torrent
Les impacts politiques et sociétaux
Télécharger la vidéo : format Theora, Vidéo + diapos, torrent
Monday, 17 May 2010
Un peu d’éthique sur MOVIM
Antonin Moulart, blog d'un citoyen engagé | 16:32, Monday, 17 May 2010
Je sais ce que vous allez dire: "Il est braque Anto' avec son Eric S. Raymond, il nous le ressort à toutes les sauces et ça commence à bien faire". Ok, ok, j'entends vous avez raison, je suis complétement centré sur ces principes d'organisations et j'en parle à chaque fois que j'en ai l'occasion, comme pour mieux vous bourrer le mou. Eh bien j'assume et persiste, car c'est selon moi les règles d'organisation les plus modernes pour tout type d'organisation humaine.
Le projet MOVIM avance vraiment bien, et il m'a semblé utile que soit relus par les contributeurs ces quelques règles fondamentales.
Au fait, pour ceux que cela intéresse, une réunion est prévue le 19 mai à 20h00
Tiré de l'article de Eric S. Raymond, la cathédrale et le bazar.
Principes du bazar
Le bazar, pleins d'approches et rituels différents, c'est une foule grouillante.
Distribuer vite
- Montrer que le projet progresse.
- Faire sans cesse appel aux utilisateurs pour détecter et corriger les bugs.
- Numérotation des versions afin que les utilisateurs les plus expérimentés se risquent à utiliser les dernières versions et que les utilisateurs moins expérimenté utilisent des versions stable.
Motiver la communauté
- Laisser le libre choix du travail à accomplir.
- Gratifier les contributeurs et les pousser à améliorer leur travail.
- Établir une documentation simple et claire.
- Déléguer un maximum pour impliquer un maximum de personnes.
Avoir beaucoup d'utilisateurs
- Trouver les bugs : Les débogeurs peuvent travailler en parallèle, il n'est pas nécessaire qu'ils soient coordonnés. Pas d'augmentation du cout et de la complexité du projet.
- Trouver des co-développeurs.
- Trouver une solution à chaque problème en faisant appel aux compétences de chacun et la diversité des approches.
- Trouver de nouveaux usages aux fonctionnalités (marque de reconnaissance d'un excellent logiciel).
- Quand un programme n'intéresse plus son auteur, il est de son devoir de lui trouver quelqu'un d'autre pour le reprendre.
Être ouvert
- Réutiliser intelligemment les codes et idées préexistante.
- Savoir reconnaître les bonnes idées des utilisateurs aussi important que d'avoir de bonnes idées soit même.
- Laisser un libre accès au code source.
- Les solutions les plus innovantes arrivent quand on remet en question notre approche.
Structurer un logiciel intelligemment
- Produire une structure robuste quitte à ce que le code manque d'originalité.
- Créer une identité au logiciel à travers la manière dont il est codé.
- Développer un code concis répondant aux besoins fonctionnels.
PS: Ce document peut être librement modifié par les contributeurs inscris au blog, comme sur un wiki.
Tuesday, 11 May 2010
A vos microblog… Prêt ? Libérez !
Antonin Moulart, blog d'un citoyen engagé | 17:14, Tuesday, 11 May 2010
J'avais pensé aussi à "Auto micro-bloguez et fluxez la vibes de la liberté" mais comme on ne peux mettre qu'un titre, je vous le ressert en guise d'introduction. J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop pour mon outrecuidance !
Alors, voici quelques découvertes ou redécouvertes qui pourront vous intéresser si vous voulez participer à la statophère en toute liberté. Je me risque sur le sujet bien que Philippe Scoffoni en ait déjà très bien parlé .
Quel logiciel libre installer sur son serveur ou quel service éthique pouvons-nous utiliser ?
Le plus connu est status.net. Ce logiciel fait plaisir, il se bonifie au fur et à mesure et ses pluggins sont de plus en plus intéressant. Il est déjà utilisé par canonical et la fondation mozilla. Cela présage des évolutions intéressantes.
Si vous voulez un témoignage d'une installation réussie, Philippe a écris un article très intéressant sur son blog.
Si vous ne souhaitez pas vous aventurer dans une installation, il est possible de vous inscrire au désormais célèbre identi.ca. Concurrent direct de twitter, il est basé sur le logiciel libre de statusnet et proposé par lui même. (Vous pouvez d'ailleurs me suivre également sur identi.ca
)
Une fois le support du micro-blogueur trouvé, occupons-nous de ces outils.
Cette bête curieuse use de toutes sortes de confort pour améliorer son expérience. Parmi ceux-là, le logiciel interface.
Gwibber ou Pino ? That is the question.
Les deux logiciels les plus couramment utilisés sont Gwibber ou Pino. Honnêtement, je n'ai pas une grande affection ni pour l'un ni pour l'autre. On appréciera cependant leur légèreté. Ma préférence va à Gwibber qui évolue bien, il me semble. J'admets que mon point de vu soit discutable, je n'ai pas finis de le forger
Nicolargo semble préférer Pino. Vos retours sont attendus !
Auto Fluxage de votre blog
Si vous souhaitez automatiquement faire passer les articles de votre blog sur votre micro-blog, j'ai trouvé un logiciel qui semble sympa sur le profil de Richard Stallman alors que je cherchais des status sur la liberté d'expression pour l'événement Web Diversity. Il s'agit de Tricklepost. Je ne l'ai pas encore essayé mais s'il est utilisé par mister GNU, il est forcément bien :p
Pour terminer, je n'ai plus qu'à vous souhaiter "bon flux" !
Saturday, 01 May 2010
Lettre ouverte à Steve Jobs (et réponse de Jobs)
Blog de Hugo | 15:46, Saturday, 01 May 2010
Retrouver l’original sur mon blog à la FSFE, en anglais.
Cher Steve Jobs,
Ayant lu vos Pensées sur Flash, je ne pouvais pas être d’accord davantage avec vous. Flash n’est pas le Web et je suis heureux de voir Apple saisir l’opportunité offerte par les standards ouverts pour concevoir de meilleurs produits pour leurs clients.
Mais je ne suis pas si sûr de votre définition du mot Ouvert en général. Je ne vais pas ici arguer qu’il est ironique que vous trouviez l’Apple Store plus ouvert que Flash. Je ne me plaindrai pas non plus que vous aimez tellement l’Ouverture que lorsque vous utilisez du logiciel « Open Source » pour construire votre système d’exploitation Mac vous gardez toute l’ouverture pour vous et ne la partagez pas avec vos clients, ni avec les développeurs dont le travail vous a été très utile.
Je trouvais qu’écrire une lettre ouverte était une façon appropriée de vous rappeler quelques petites choses que vous pouvez avoir oubliées — peut-être de bonne foi — à propos des standards ouverts.
Il est vrai que HTML5 est un standard ouvert émergent et je suis content que vous l’avez adopté (enfin, aviez-vous réellement le choix de toute façon?). Cependant je dois dire que je suis impressionné par la manière avec laquelle vous avez réussi à dire combien Apple faisait pour les standards ouverts contre Flash… tout en expliquant que la vidéo sur Flash n’est pas un problème parce que Apple implémente un autre codec vidéo, H.264.
Puis-je vous rappeler que H.264 n’est pas un standard ouvert? Ce codec vidéo est couvert par des brevets et les producteurs ainsi que les utilisateurs commerciaux de vidéos qui utilisent H.264 doivent payer des redevances pour les licences de brevet sur la technologie. C’est pourquoi Mozilla Firefox et Opera n’ont pas adopté ce codec vidéo pour leur implémentation de HTML5, et qu’ils ont décidé de choisir Theora comme alternative ouverte et durable.
La Free Software Foundation Europe contribue à créer le consensus et à améliorer la compréhension des Standards Ouverts depuis quelques années déjà. je suis sûr que nous serions heureux d’aider Apple à prendre la bonne décision. Donc pour commencer voici la définition:
Est entendu par Standard Ouvert un format ou protocole qui est :
- sujet à la pleine appréciation du public, libre de toute contrainte d’utilisation et accessible sans discrimination à toutes les parties ;
- dénué de tout composant ou extension dépendant de formats ou protocoles qui ne répondent pas eux-mêmes à la définition d’un Standard Ouvert ;
- affranchi de toute clause légale ou technique qui limite son utilisation pour un utilisateur donné ou une situation commerciale donnée ;
- administré et développé indépendemment de tout fournisseur dans un processus ouvert, sans discrimination à la participation des concurrents et des tierces parties ;
- disponible sous différentes implémentations complètes réalisées par des fournisseurs concurrents, ou sous une seule implémentation complète accessible sans discrimination à toutes les parties.
Hugo Roy
April 2010
La réponse de Steve Jobs (sources du courriel)
De : Steve Jobs
À : Hugo Roy
Sujet : Re: Open letter to Steve Jobs: Thoughts on Flash
Date : Fri, 30 Apr 2010 06:21:17 -0700
Tous les codecs vidéo sont couverts par des brevets. Un groupe de brevets [patent pool] est en train d’être assemblé pour poursuivre Theora et d’autres codecs « open source » maintenant. Malheureusement, juste parce que quelque chose est open source, ne signifie ou ne garantit pas qu’il n’enfreint pas les brevets des autres. Un standard ouvert [open standard] est différent d’être libre de droits [royalty-free] ou open source.
Envoyé depuis mon iPad
Wednesday, 28 April 2010
Le président allemand décore le fondateur de la Free Software Foundation Europe
Blog de Hugo | 08:54, Wednesday, 28 April 2010
Le Président de l’Allemagne a décoré aujourd’hui Georg Greve, l’un des fondateurs de la Free Software Foundation Europe, dans laquelle je travaille depuis septembre. C’est une excellente nouvelle, qui montre la valeur du logiciel libre, témoigne d’une reconnaissance à l’égard du travail mené depuis 2001 qui ne peut que faire plaisir. Et même s’il reste beaucoup de chemins à parcourir, « la voie est libre »
Georg Greve, fondateur de la FSFE décoré de la Croix allemande du mérite
Berlin, le 28 avril 2010 (source). Georg Greve, fondateur de la Free Software Foundation Europe a été décoré de la Croix du mérite par la République fédérale d’Allemagne (Verdienstkreuz am Bande). Le Président allemand a ainsi récompensé son travail dans le domaine des Logiciels Libres et des Standards Ouverts.
« La FSFE est fière d’avoir un chevalier à ses côtés », déclare Karsten Gerloff, président de la FSFE. « La dévotion inouïe dont Georg a fait preuve au service de la liberté dans le monde numérique a été une véritable locomotive pour les Logiciels Libres en Europe et dans le monde. Il a invité les Logiciels Libres au calendrier politique et a créé les structures pour canaliser l’énergie de la communauté vers des objectifs partagés. Par son travail acharné pendant plus de dix ans, il a considérablement fait évoluer les Logiciels Libres.
Avec la FSFE, Georg a travaillé d’arrache-pied pour que les Logiciels Libres soient compris comme technique culturelle. Il a donné à ceux-ci une voix aux Nations Unies, notamment à l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) et au Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI). Avec la Freedom Task Force, il a été l’architecte d’un centre d’expertise sur les aspects juridiques des Logiciels Libres et a fait naître le concept de pérennité juridique des projets de Logiciels Libres. Il est aussi à l’origine (en anglais) de la résistance de la communauté contre le format OOXML de Microsoft et a travaillé sur le premier projet de Logiciels Libres financé par l’Union européenne. Sous la direction de Georg, la FSFE a aussi été un acteur clé du rejet des brevets logiciels en Europe.
« Je suis très honoré par la reconnaissance officielle que cette distinction apporte aux Logiciels Libres et aux Standards Ouverts » déclare Georg Greeve. « En l’an 2000, j’ai décidé de me dévouer pleinement à cette cause, car j’avais le sentiment que c’était nécessaire : je sentais que j’avais compris comment les logiciels modèlent notre société. Mais je me suis aussi rendu compte que la société, de son côté, n’avait pas encore compris combien elle était modelée par les logiciels. J’espère que cette distinction conduira les gens à s’ouvrir à ces questions et soutiendra le travail de la FSFE qui est, aujourd’hui plus que jamais, crucial. »
À propos de Georg Greve
Né le 10 mars 1973 sur l’archipel allemand de Heligoland, Georg Greeve suit des études scientifiques classiques de physicien. Il est diplômé de la faculté des sciences informatiques de l’Université de Hambourg dans le domaine des nanotechnologies.
Il a conçu des logiciels dès l’âge de douze ans. En plus de la première publication d’un de ses programmes dans une revue professionnelle en 1991, ses talents de développeur lui ont permis de payer une partie de ses études : il géra le développement d’un logiciel destiné à évaluer les données des capteurs SQUID pour le laboratoire de « biomagnetométique » du CHU d’Eppendorf à Hambourg, en Allemagne.
En 1993, il découvre les Logiciels Libres et GNU/Linux. En 1998, Georg Greeve devient un porte-parole européen pour le projet GNU. À cette époque, il a aussi commencé à rédiger le Brave GNU World, un papier mensuel sur les Logiciels Libres publié dans le Linux-Magazin allemand, dans d’autres magazines de par le monde et sur le Web dans dix langues différentes.
Début 2001, avec un ensemble de personnes dévouées aux Logiciels Libres, il crée la Free Software Foundation Europe (FSFE) : c’est la première Free Software Foundation en-dehors des États-Unis d’Amérique et la plus internationale à ce jour. Construire et coordonner la FSFE comme une organisation non gouvernementale européenne était le cœur de son travail durant la majeure partie de cette dernière décennie.
Ayant dirigé la FSFE pendant huit ans, Georg Grevve est maintenant PDG de Kolab Systems, une société de Logiciels Libres qui fournit des services autour de la Kolab Groupware Solution. Il est toujours actif au sein du Conseil d’administration de la FSFE et du comité exécutif. Marié heureux, il vit avec sa femme Ava à Küsnacht, près de Zürich.
(Vous pouvez aussi vous référer au profil de Georg sur le site de la FSFE, à une interview détaillée, et à sa réaction personnelle concernant sa décoration de la Croix du mérite.)
La reproduction exacte et la distribution intégrale de cet article est permise sur tout support, pourvu que cette notice soit préservée.
Wednesday, 31 March 2010
La Deutschland Radio fête le Document Freedom Day
Blog de Hugo | 18:29, Wednesday, 31 March 2010
Un peu partout dans le monde, des centaines de gens ont décidé de célébrer le Document Freedom Day. Il s’agit d’expliquer l’importance des Standards Ouverts, à l’heure où ceux-ci sont menacés (cf. bref communiqué de la FSFE, en anglais). Les standards ouverts sont des garanties de durabilité et d’interopérabilité des données et des programmes informatiques. Si vous les utilisez, vous pouvez être sûrs de pouvoir encore lire vos fichiers et vos documents dans le futur, même avec un autre logiciel, sur une autre plateforme ou un autre système d’exploitation.
De plus, les standards ouverts sont les plus enclins à permettre la communication et le travail collaboratif. Ce n’est pas un hasard en effet si le monde entier peut communiquer grâce à l’Internet, aux emails et sur le Web. Tout cela est rendu possible parce qu’ils sont construits et conçus pour utiliser des standards ouverts – c’est-à-dire que contrairement à des formats ou des protocoles propriétaires – ils sont conçus collégialement, dans un processus ouvert et démocratique, et chacun peut les implémenter et les utiliser sans contraintes. Ce sont du même coup des formidables outils de politique publique, notamment en matière de concurrence et d’appels d’offre publics.
De plus en plus de gouvernements mandatent l’utilisation de standards ouverts. C’est aussi une très bonne nouvelle de constater que des entreprises les adoptent.
C’est par exemple le cas de la DeutschlandRadio, qui fournit ses émissions dans le format Ogg Vorbis, que vous pouvez lire avec le logiciel libre VLC par exemple.
Alors aujourd’hui, avec mes compagnons de la Fellowship de la Free Software Foundation Europe à Berlin, nous avons décidé de remercier DeutschlandRadio, et nous en avons profité pour discuter de l’importance des standards ouverts autour d’un énoooorme gâteau. Nous avons eu aussi le plaisir de faire un tour dans la station de radio… bon j’ai pas tout compris parce que c’était en allemand mais c’était un moment sympa !

(Photo du groupe de Fellows de Berlin – je suis tout en bas à droite)
Plus d’infos : Radio stations granted awards for using Open Standards
Monday, 22 March 2010
L’ACTA et la Société de l’Information, lutte de pouvoir et défi pour notre génération
Blog de Hugo | 13:13, Monday, 22 March 2010
Mise à jour 23/03 : Une version consolidée de l’ACTA datant du 18 janvier vient d’être révélée par la Quadrature du Net. Retrouvez le document complet en téléchargement (pdf) ici.
J’aime penser que parmi les éléments qui forgent une génération, les luttes politiques sont au premier plan. Chaque génération a ses luttes politiques, ses nouveaux enjeux, de même que chaque jeunesse a ses différends avec les générations précédentes, et ces différends ont également beaucoup à voir avec la façon dont chacun s’exprime. Ainsi, certains problèmes, formulés de façons totalement différentes, peuvent apparaître sous des angles inédits, et parfois même être surpassés.
Or, parmi les éléments qui aident à surpasser les problèmes politiques, les contextes économiques et socioculturels jouent un rôle déterminant. Mais au-delà, l’élément technologique est indéniablement primordial. D’ailleurs, le sens du mot “technologie” est lui-même vecteur de cette idée de génération. Ainsi, Alan Kay définit la technologie comme tout ce qui a été inventé après votre naissance ou bien tout ce qui ne fonctionne pas encore.
Évidemment, je ne dis rien d’extraordinaire ici… et je pense que c’est un truisme de dire que, sans le bond technologique que représente l’invention de l’imprimerie, la société de la Renaissance aurait peiné à voir le jour ; ou bien que sans les révolutions industrielles, les sociétés des XIXème et XXème siècles n’auraient pas été les mêmes, ou enfin dire que sans la télévision et la radio, nous vivrons dans un monde méconnaissable de celui qu’est le notre.
Si la technologie est tellement un vecteur de changement, c’est principalement par sa portée politique, plus précisément par les nouveaux rapports (de force) qu’elle permet d’instaurer (parfois de façon assez endogène). C’est bien pour cette raison qu’Internet, le Web et l’informatique, représentent un enjeu politique important, et amènent une ère numérique pour une société nouvelle, qu’on a tendance à nommer la société de l’information. On parle d’information, parce que ce terme représente bien ce que le numérique a de volatile et d’insaisissable.
Mais plus précisément, le bouleversement apporté par les TIC est double :
- elles changent notre façon de nous exprimer, de créer et d’échanger (exemples : twitter, ou les blogs, qui permettent à chacun de s’exprimer et de publier à destination du monde entier et de façon persistante)
- elles créent de l’information, partout. Tout objet est porteur d’une information, d’un élément immatériel, qu’on va traduire par des
0et des1. Tout est fichier disait Ken Thompson (exemples : le génome humain, qui n’est pas un code binaire mais quaternaire, l’ADN :A, C, T, G— ou encore la réalité augmentée).
La Société de l’Information, qui reste encore à venir, mais que nous construisons maintenant, est donc cette société où tout sera numérique. Le mouvement a déjà commencé avec les logiciels par exemple, alors mêmes que ceux-ci existaient bien avant l’avènement de l’informatique sur les ordinateurs (ainsi, le premier programme informatique a été écrit en 1843 par une femme, Ada Lovelace). Mais on voit déjà que cela s’étend à l’édition, la presse, la musique, la politique (voir l’initiative Regards Citoyens).

Or, il y a là un véritable enjeu de pouvoir, une lutte et un défi pour notre génération, celle qui doit construire une société de l’information qui soit aussi vecteur d’un meilleur-être. Le numérique créée un pan entier du savoir et de l’économie, sur lequel plusieurs acteurs prétendent à décider.
L’ACTA, l’accord commercial anti-contrefaçon, est un de ces textes politiques internationaux qui changent le monde, celui d’une génération contre une autre.
Ce mois-ci, Le Monde Diplomatique posait cette question en première page : La propriété intellectuelle est-elle le pétrole du XXIe siècle ?
J’aime beaucoup cette analogie. Comme le pétrole, la propriété intellectuelle est vouée à disparaître. Comme le pétrole, ses effets néfastes sur notre écologie (intellectuelle) sont décriés chaque jour, et comme le pétrole, la propriété intellectuelle créée des guerres nouvelles, parce qu’il est moteur d’activité économique et de profits pour certains.
Si la guerre économique est en place depuis des décennies, par exemple sur les logiciels où elle prend la forme du combat entres les logiciels libres et les logiciels privateurs - la guerre politique est elle en train de se mettre en place avec l’ACTA au niveau mondial.
L’ACTA est un traité commercial négocié secrètement depuis Octobre 2007 par les États-Unis, l’Union Européenne, le Japon, le Canada, la Nouvelle-Zélande, l’Australie, la Corée, le Mexique, le Maroc, Singapour et la Suisse, des pays riches majoritairement de l’hémisphère nord. Il vise à instaurer au niveau mondial un régime commercial tyrannique, où la matraque est la propriété intellectuelle. Or justement, qu’est-ce que la propriété intellectuelle ? C’est un mirage, une construction idéologique qui vise à imputer l’humanité d’une partie essentielle de son savoir aux profits d’intérêts privés. Et cette idéologie prend parfois les plus beaux habits pour s’ériger en protectrice des inventeurs, des auteurs ou garante de démocratie. Comme avec toute idéologie, la bataille des mots est primordiale.
Si j’utilise moi-même le mot de guerre ici, c’est bien parce que celle-ci est la continuation de la politique par d’autres moyens. Or il est établi aujourd’hui dans notre société que le lieu de la politique doit être celui du débat républicain et démocratique. En bafouant tous les principes démocratiques nationaux, les traités comme l’ACTA sont donc des guerres, avec des victimes réelles et des crimes, des morts mêmes. Car en effet, l’ACTA veut couvrir tous les “droits” de la propriété intellectuelle, y compris les brevets sur les médicaments donc. Mais les brevets aujourd’hui, nous les trouvons aussi sur le génome humain, ou bien dans l’agriculture avec les OGM. Nous les trouvons dans les logiciels (aux États-Unis), et certains veulent étendre leur spectre en Europe aux logiciels, aux business methods et aux biotechnologies.

Comme le note Philippe Rivière, [I]l est à craindre que le cas, constaté à plusieurs reprises, de containers de médicaments génériques fabriqués en Inde, exportés à destination de pays pauvres, et que la douane avait interceptés au cours de leurs transit via des ports européens, ne devienne la norme. ACTA : chapitre deux, Le Monde Diplomatique
Ainsi, les pages de ce projet de traité international confirment les craintes soulevées par le manque de transparence de son élaboration.
Négocié par une coalition ad hoc des pays les plus riches de la planète, le texte est une sorte de coup d’État contre l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), suspectée de ne plus être assez “dure” (lire l’article de Florent Latrive dans Le Monde diplomatique de mars, encore en kiosques). Le texte, par ses “arrangements institutionnels”, prévoit de fait d’établir une institution anticontrefaçon parallèle, faite à la main des promoteurs de l’accord [3].
L’ACTA adopte une position maximaliste en matière de “protection” de la propriété intellectuelle, sans tenir compte des arbitrages sur lesquels reposent toutes les lois en la matière, et qui doivent traditionnellement concilier protection des créateurs et droits du public. Le texte vise ainsi à annuler de nombreux acquis, juridiques et politiques, que les grands comptes de l’économie dite “immatérielle” (musique, cinéma, logiciels, industrie pharmarceutique, luxe…) perçoivent comme des obstacles à leur puissance.
En ce qui concerne l’Internet, l’ACTA exigerait de chacun de ses signataires l’adoption de mesures de type “Hadopi”, où un foyer dont l’adresse IP est détectée comme “pirate” verrait son accès restreint après trois avertissements. Il demande aussi à ses signataires de prévoir des charges pénales pour l’”incitation, l’assistance et la complicité” de contrefaçon, “au moins dans les cas de contrefaçon volontaire de marque et de droit d’auteur ou des droits connexes, et du piratage à l’échelle commerciale”. Ce qui permettrait, de fait, de criminaliser tout système ou plate-forme permettant la copie numérique, de la même manière que, dans les années 1980, les lobbies de Hollywood avaient tenté d’interdire… les magnétoscopes. Avec l’extension qu’a prise depuis lors la sphère numérique, toute l’informatique domestique serait dans le collimateur, avec au premier rang les logiciels libres, par définition incontrôlables. Comme le note James Love sur le blog de Knowledge Ecology International, « “l’échelle commerciale” est définie comme s’étendant à tout système de grande ampleur, indépendamment de la “motivation directe ou indirecte au gain financier” [4] ». Un moteur de recherche qui permettrait de localiser des fichiers illicites serait donc directement visé. C’est ce qu’on appelle le modèle de l’internet chinois [5].
Mais toutes ces manœuvres, entre diplomates, entre négociateurs officiels, avec ses accords de non-divulgation qui met aussi autour de la table les grandes industries, c’est oublier que cette manière de faire de la politique est en train d’être dépassée. La politique, tout comme la politique internationale, ne se fait plus seulement entre États. Elle se fait aussi avec les entreprises multinationales, ça ils l’ont bien compris. Mais elle se fait aussi avec les citoyens, avec les ONG, avec des outils nouveaux et inédits. Souvenons-nous ô combien nos hommes/femmes politiques se sont tous félicités des mouvements de protestation en Iran, propagés largement par le Web, par ces vidéos, par Twitter. Ça c’est l’exemple médiatique.
Mais n’oublions pas qu’à l’ONU, les ONG sont de plus en plus souvent prises en compte. Un traité récemment entré en vigueur (même si resté non signé par les États-Unis) qui interdit l’utilisation des bombes à sous-munitions, est une initiative émanant d’Handicap International. Enfin, pensez-vous que le fiasco qu’a été le sommet de Copenhague aurait été perçu de la même manière sans l’influence de nouvelles formes de communications et de nouveaux médias, notamment sur le Web ? Je ne le pense pas. Mais si on compare l’organisation de ce sommet, ouverte aux ONG et plutôt démocratique, avec l’organisation des G20 ou des G8 par exemple, ne trouvez-vous pas que l’impression générale qui est donnée à l’opinion publique est intrigante et plutôt éloigné de la réalité (on a changé le système capitaliste financier, on a mis fin aux paradis fiscaux… lol) ?
À l’OMPI, la main-mise des grands groupes industriels est terminée. Celle-ci est depuis quelques années en profonde rénovation, sous l’influence de pays comme le Brésil et l’Argentine, mais aussi depuis son ouverture aux ONG, comme à Knowledge Ecology International ou à la Free Software Foundation Europe. Cette volonté avec l’ACTA de contourner cette assemblée, pourtant déjà peu démocratique, c’est faire violence à toute cette évolution, ce progrès.
Et justement, il faut que cette tentative soit vaine. On l’a dit, l’ACTA est négocié en secret depuis 2007 (au moment où la directive européenne IPRED2, Criminalisation des infractions à la propriété intellectuelle s’enlise). Heureusement, cela n’a pas empêché des fuites à répétition des documents de négociation. Chaque mois, plusieurs documents parviennent au public et révèlent les intentions nauséabondes des négociateurs de l’ACTA. C’est là l’une des caractéristiques les plus intéressantes de cette lutte de génération. Les outils que nous utilisons en partie pour nous défendre, sont parmi les outils qui justement sont la cibles de ce traité. Or ces outils, nous les utilisons au quotidien, pour nous exprimer, partager des idées, des images, des vidéos. Nous travaillons avec. Nous allons innover avec et nous allons entrer en compétition avec d’autres.
Ma conviction est que nous n’avons en aucune manière le droit de nous laisser piétiner et traiter de criminels lorsque nous nous révolterons de ne pas être libres de partager, de créer, de nous soigner ou de nourrir la planète.
Informez-vous !
Lien
- La Quadrature du Net
- Knowledge Ecology International (en)
- Michael Geist on ACTA (en)
- Le Monde Diplomatique : Propriété intellectuelle
- Act Up
- We Rebuild : ACTA
- Mes documents sur l’ACTA
Vidéo
Télécharger (OGG) ou (MP4) à voir sur Save Jim.com
Thursday, 04 February 2010
Seconde édition de la Revue juridique internationale sur le Logiciel Libre (IFOSSLR)
Blog de Hugo | 14:48, Thursday, 04 February 2010
La seconde édition de la Revue juridique internationale sur le Logiciel Libre et Open Source (International Free and Open Source Software Law Review) a été publiée la semaine dernière.
Vous pouvez la consulter en ligne et la télécharger gratuitement. Les articles sont tous publiés sous les termes d’une licence creative commons qui vous autorise à les partager. Notez aussi que cette édition est aussi disponible en version papier pour 11€.
Cette revue se veut un espace de débat érudit et neutre, mais accessible à la communauté du logiciel libre : pas besoin d’être avocat pour la lire. Elle est même recommandée parmi les lectures d’un cours de Master (Computer Science Dpt., Bristol University). Je tiens d’ailleurs à remercier Shane Coughlan et Graeme West qui ont rendu possible la publication de cette revue.
Si vous êtes vous-mêmes intéressés par cette revue, sachez qu’elle n’est pas réservée aux avocats et que les propositions sont ouvertes. Il y a par exemple la section Tech Watch qui permet de se tenir au courant des changements techniques ayant un impact juridique ou socio-politique.
Enfin, ci-après, un extrait concernant la récente affaire concernant la GPL dont j’avais déjà fait part de mes impressions.
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Case law report: A look at EDU 4 v. AFPA, also known as the “Paris GPL case”
Martin von Willebranda
(a) HH Partners, Attorneys-at-law; Validos.
Abstract
On 22nd September 2009 many Internet news sources noted a decision by the Appeal Court of Paris1. The coverage generally described the decision as “an important case on GPL license enforceability”. This brief article examines the decision2 and discusses its relationship to GPL license enforcement specifically and open source licensing in general. The account is based on review of the eight-page decision only and some legal conclusions are offered by considering the judgement in relation to the current situation in other jurisdictions, such as Finland.
Keywords
Law; GNU General Public Licence (GPL); Paris; France; Europe; Licensing; Free and Open Source Software; Contract
Info
This item is part of the Case law reports section of IFOSS L. Rev. For more information, please consult the relevant section policies statement.
Introduction
The decision concerns a contract dispute regarding an IT project. In 2000 EDU 4 won a contract and agreed to deliver software to AFPA. From the Appeal Court decision, it is not entirely clear which party was the original claimant in the case, but the court of first instance had already ruled on substantive claims of both parties in 2004, even though the claims by AFPA may have been presented only for defence. In a series of many turns the parties presented their latest claims to the appeal court in April 2009. In essence, EDU 4 claimed not to have breached the IT project contract and that it was entitled to all payments, while AFPA claimed breach of contract and that the vendor was not entitled to any further payments and that early termination of the contract was justified. I will not look into the details of the contractual claims, since these claims are outside the scope of this article.
No GPL License Enforcement
Not a single claim (by either party), as cited in the court’s decision, is based on (i) the GPL, (ii) any interpretation of the GPL or any of its terms as a contract, or (iii) any right established by law, such as the French Code on Intellectual Property (Code de la propriété intellectuelle), which contains the provisions establishing copyright, or the right of the author, in France.
The decision cites the GPL a number of times, mostly to describe VNC software which was included in the delivery. The decision also discusses whether the contract permitted inclusion of free software in the deliverables of the project.
The following argument is probably most relevant to the question of GPL enforcement (page 8):
“Considérant qu’il résulte de l’ensamble de ces éléments que la société EDU 4 a manqué à ses obligations contractuelles en livrant en décembre 2001, date à laquelle devait s’apprécier sa conformité, un produit, d’une part qui présentait pour les utilisateurs des EOF des risques d’atteinte à la vie privée, d’autre part qui ne satisfait pas aux termes de la licence GNU GPL puisque la société EDU 4 avait fait disparaître les copyrights d’origine de VNC sur les propriétés de deux fichiers en les remplaçant par les siens et avait supprimé le texte de la license;”
A translation of the above citation into English follows:
“[The court] considers that it follows from all of these elements that the entity EDU 4 had not fulfilled its contractual obligations with its delivery in December 2001, the date on which the performance of EDU 4 was to be assessed, that on the one hand posed privacy risks to the users of EOF and on the other hand did not satisfy the terms of the GNU GPL license, since the entity EDU 4 had removed the original copyright notices of VNC from two files, replacing them with its own copyright notices, and since it had deleted the text of the license;”
One can conclude that the above paragraph does not concern enforcement of the GPL, but rather appreciation of fulfilment of the contract between EDU 4 and AFPA. To the extent that the decision relates to the terms of the GPL, it is very limited in reach. It may be noted that the removal of copyright and similar notices could be considered violations of law, and not merely violation of GPL license requirements.
User Claim Based on Non-GPL Contract
News coverage of the case made much of the fact that a software user had presented claims, rather than the copyright holder (as it is generally assumed that the GPL is enforceable by upstream licensors). However, these claims were not based on the GPL, but on a separate contract between the user and the distributor. Furthermore, the claims brought by AFPA had no relevance to GPL license requirements. Those claims were related to an IT project, i.e., whether the early termination of the project was justified or not.
Source Code to Modifications
The court notes at one point that EDU 4 did not deliver the source code to the modifications it had made to the software, although EDU 4 had committed to do so in one of its letters. It is not clear from the decision text whether EDU 4 explicitly mentioned delivery of the source code in its letter or merely referred to a delivery satisfying the terms of the GPL. In the latter case, the court would have concluded that satisfying the GPL upon redistribution required delivery of the source of the modifications to the software. This is probably not so, since the conclusion, as such, would be slightly inaccurate. The license requirements of GPL version 2 can be satisfied without delivering the source code, for example by providing an offer to deliver the source code.
Open Source License Enforcement
As to the relevance of this decision to enforcement, the decision shows that the court considered the software to be licensed under the terms of the GPL and attached legal significance to the terms. On the other hand, the GPL and its terms play a very limited role in this decision, and thus I would hesitate to attach almost any legal significance to this decision as regards enforceability of the GPL. However, this view is based on my understanding that open source licenses are generally enforceable by their copyright holders.
Under Finnish law and other Nordic laws (Swedish, Danish and Norwegian), open source licenses can generally be considered enforceable. Under these laws the analysis is based on national Copyright Acts and the fact that nothing else, except the license, allows deviation from the monopoly granted to the author by the Acts. Since, for example, the right to modify the work and the right to distribute the work to the public are exclusively reserved to the author under applicable law, it is in the freedom of the author to decide on the manner of granting broader or narrower license rights to the work regarding modifications and distribution. In addition, there are no additional requirements set by law to dealings of private nature, such as a granting of a copyright license or entering into a contract, in order for them to attain enforceability.
There are differences in enforcement options, but that is beyond the scope of this article. My assertion that open source licenses are, in general, enforceable under Nordic laws does not mean that, in a particular case, each element of all licenses could be enforced. But this question might arise solely from the differences in expectations of the parties, as there are ambiguities in the formulations of some licenses, in which case it is no longer a pure question of eligibility for enforcement.
However, even a casual reader of open source-related legal writings on the Internet will encounter the question of whether open source licenses are enforceable and, if so, under what legal theory and through what practical means of enforcement. This discussion will persist, since my understanding is that some jurisdictions do impose requirements for legal transactions in order for them to become enforceable at all. This is probably most evidently the case for common-law jurisdictions, such as England and Wales3 and the federal and local jurisdictions within the United States4, in which some type of consideration seems to have a role in defining the legal nature of such transactions. The role and practical significance seems to vary by jurisdiction.
It might be due to the relatively frequent discussion of this common-law related question that commentators from other jurisdictions have begun to ask similar questions, even if they are not relevant to enforcement as such5.
Other Lessons
Open source or free software has gained significant ground during recent years. It should be noted that many open source projects have been widely used for a very long period of time, while there are open source projects that will never become mainstream due, e.g., to the limited scope of the projects or other issues. It is important to understand that it is not open source that makes good or bad software; it is the individual projects that are good or bad. The same is true of closed source projects: some are better, some are worse. But open source, as a licensing model, is becoming a mainstream model.
This licensing model should be handled like any other legal phenomenon: with a professional and unbiased approach.
Open source as a concept or phenomenon is already well known; what it means in practice and how it can be benefited from is less well understood. There are many incorrect beliefs that open source software is solely an area for hobbyists and amateurs. Although there are open source projects created by hobbyists and nonprofessionals, there are also many professional open source projects. The same applies to closed source projects.
This article has demonstrated that the news reported on the Internet concerning EDU 4 v. AFPA was, from a legal point of view, misleading6. It may be that the reporting suffered from erroneous understanding of the decision or was motivated by the desire for quick publicity and by an interest in the open source phenomenon. Some writers who reported this story undoubtedly strive to support the open source or free software phenomenon. But such support cannot be achieved by an unprofessional journalistic approach to matters of legal analysis. Unprofessionalism in such an area tends to reinforce the false belief that open source is solely a matter of non-professional software development. As a licensing model, open source should be treated like any other area of human life; legal analysis of open source issues should be guided by professionals.
Licence and Attribution
This paper was published in the International Free and Open Source Software Law Review, Volume 1, Issue 2 (December 2009). It originally appeared online at http://www.ifosslr.org.
This article should be cited as follows:
von Willebrand, Martin (2009) ‘A look at EDU 4 v. AFPA, also known as the “Paris GPL case”’, IFOSS L. Rev., 1(2), pp 123 – 126
DOI: 10.5033/ifosslr.v1i2.17
Copyright © 2009 Martin von Willebrand.
This article is licensed under a Creative Commons UK (England and Wales) 2.0 licence, no derivative works, attribution, CC-BY-ND.
As a special exception, the author expressly permits faithful translations of the entire document into any language, provided that the resulting translation (which may include an attribution to the translator) is shared alike. This paragraph is part of the paper, and must be included when copying or translating the paper.

1Ryan Paul, “Big GPL copyright enforcement win in Paris Court of Appeals”, Ars Technica, 22 September 2009, http://arstechnica.com/open-source/news/2009/09/big-gpl-copyright-enforcement-win-in-paris-court-of-appeals.ars (retrieved 14 October 2009); FSF France, “Paris Court of Appeals condemns Edu4 for violating the GNU General Public License”, 22 September 2009, http://fsffrance.org/news/article2009-09-22.en.html (retrieved 14 October 2009).
2Cour d’Appel de Paris, Pôle 5, Chambre 10, no: 294, issued on 16 September 2009, available at http://fsffrance.org/news/arret-ca-paris-16.09.2009.pdf (retrieved 14 October 2009).
3See Mark Henley (2009) ‘Jacobsen v Katzer and Kamind Associates – an English legal perspective’, IFOSS L. Rev., 1(1), pp 41 – 44. Available at: http://www.ifosslr.org/ifosslr/article/view/4
4See Lawrence Rosen, (2009) ‘Bad facts make good law: the Jacobsen case and Open Source’,IFOSS L. Rev., 1(1), pp 27 – 32. Available at: http://www.ifosslr.org/ifosslr/article/view/5
5The relevance might not be purely enforcement-related, such as questions concerning license interpretation, or it might not be strictly open source or free software-related, such as questions concerning the enforcement of a very general provision on liability limitation.
6Of course, one might say that it is not at all unusual that legal questions raised on the internet are handled in a misleading, incorrect or even false way, whether they relate to open source or something else.
Tuesday, 02 February 2010
Une semaine à l’OMPI
Blog de Hugo | 15:13, Tuesday, 02 February 2010
Cette semaine, j’étais à Genève pour la Quatorzième session du Comité permanent du droit des brevets de l’OMPI, l’organisation mondiale de la « propriété intellectuelle » qui était l’occasion pour les Nations Unies de continuer à redéfinir le cadre du débat international sur les brevets, et plus globalement sur le rôle du système de « propriété intellectuelle » international, et son impact sur des questions aussi essentielles que le développement et l’innovation.
J’étais présent aux côtés de Karsten Gerloff, président de la Free Software Foundation Europe, qui avait déjà participé à notre contribution pour le Plan d’action de l’OMPI pour le développement. La FSFE est impliquée à l’OMPI depuis 2004, et contribue à cet élan porté par de nombreux pays notamment le Brésil et l’Argentine, pour conduire un changement des questionnements politiques de la propriété intellectuelle. Car, non seulement la notion même de propriété intellectuelle porte en elle une supposition idéologique, mais surtout son application au niveau global ne fait que renforcer son incapacité en l’état à conduire le progrès. La légitimité de son action est donc remise en cause par le contexte global, mais aussi par les avancées technologiques. On peut en effet toujours se demander si à l’ère de la reproduction numérique – quasi-infinie et à moindre coût -, limiter l’expansion du savoir a encore un sens.
C’est au sein de ce débat important, dont les contours ne sont pas encore tracés et toujours en changement, que se posait la question du rôle des brevets dans ce système complexe et hétérogène qu’est la « propriété intellectuelle ».
La semaine allait donc se dérouler au fur et à mesure que les délégations nationales et les organisations non-gouvernementales débattaient des documents issus des recherches menées par le secrétariat de l’OMPI. Documents qui eux-mêmes ont été préparés suite aux débats antérieurs, qui portaient assez généralement sur la nature du système international des brevets.
La semaine allait commencer par une proposition audacieuse du Brésil pour recalibrer le spectre d’application des brevets – un sujet qui d’ailleurs est très sensible pour les logiciels, puisque ce même comité des brevets avaient dans le passé tenté d’instaurer une harmonisation du système international, « vers le haut », c’est-à-dire en vérité un alignement sur le système américain qui a légalisé les brevets logiciels (même si cela est actuellement remis en cause par la Cour Suprême). Voir la pétition pour stopper les brevets logiciels en Europe.
L’un des points clés de la proposition du Brésil est mise en évidence par Glyn Moody.
The naïve assumption that providing IP title holders with stronger rights will, by itself, foster innovation or attract investments is no longer acceptable. The open and global economy has rejected this assumption and severely hit the very essence of the patent system, whereby a country would confer an artificial and temporary “monopoly” for the inventor in exchange of having the invention revealed allegedly benefiting the society. No such thing is currently taking place, with a few countries excepted. What, then, does a Member State get out of being part of WIPO ? If contributing to the welfare of the society does not constitute a major aspect of what a country could get out of being part of a member-driven UN Organization such as WIPO, what could it possibly be?
La Free Software Foundation Europe a donc participé à ce débat en s’impliquant sur trois sujets : la relation standards/brevets, le transfert de technologie, et le système d’opposition aux brevets.
La relation normes/brevets
La journée de mardi a été l’occasion pour nous de participer à un panel consacré à la relation entre normes (standards en anglais) et brevets. Organisé par Knowledge Ecology International (KEI), il réunissait Thomas Vinje de l’European Commitee for Interoperable Systems (ECIS), James Love de KEI et Karsten (FSFE).1
Les normes et les standards partagent des objectifs communs : encourager l’innovation au bénéfice du consommateur. On voit bien que ces deux outils impliquent à la fois de considérer les dynamiques du marché, et celles de la société. Le but étant de favoriser le progrès dans toutes ses dimensions : technique, économique et social.
Bien qu’ils aient une légitimité similaire, les brevets et les normes peuvent avoir des relations compliquées, notamment parce qu’ils empruntent deux chemins très différents pour parvenir à leurs fins. Cela est d’autant plus vrai dans le domaine des logiciels.
Thomas Vinje identifie trois problèmes liés aux normes et aux brevets dans le domaine des logiciels,
- La concertation nécessaire à l’élaboration d’une norme peut échouer à divulguer les informations concernant un brevet. Sans cette information partagée, l’élaboration d’une norme est mise en péril.
- Dans le cas où la norme est élaborée et adoptée au sein d’un organisme de normalisation, elle donne au détenteur d’un brevet couvrant la mise en œuvre un « pouvoir de redevance » qu’il pourrait imposer à tout le marché.
- Enfin il y a le problème des trolls lorsque le détenteur du brevet est externe au processus de normalisation, ou lorsqu’une entreprise développe une technologie uniquement dans l’optique de breveter une part implémentée par une norme.
On est donc au cœur de la problématique entre normes et brevets : elle peut fausser la compétition, et en quelque sorte offrir un marché « sur un plateau » à une entreprise, aux dépens des consommateurs et plus généralement aux dépens de la société.
On peut globalement identifier trois remèdes à cette situation : une politique publique pour lutter contre les dérives (à force d’enquêtes anti-trusts etc.) – on en a vu des exemples en Europe mais l’efficacité est limitée et n’adresse pas le problème ; une deuxième solution est de promouvoir les normes ouvertes (Open Standards) qui permettent d’éviter de soumettre une norme à un brevet ; la troisième voie est celle qu’on peut explorer notamment à l’OMPI, c’est-à-dire revenir sur la définition même qu’on donne au brevet, leur rôle et leur impact dans la société au niveau global.
C’est notamment la proposition de James Love pour que l’OMPI requiert la divulgation des informations des brevets 2 lorsque des normes sont élaborées. Un tel traité serait possible au niveau international à l’OMPI, en coordination avec les organismes de normalisation.Encore faut-il qu’il y ait une volonté internationale, car pour le moment, certains mécanismes permettant de résoudre les conflits entre normes et brevets, notamment les accords ADPIC de l’OMC (Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce)3 sont peu utilisés à l’échelle globale.
Enfin ne perdons pas de vue que ces enjeux sont primordiaux pour le logiciel libre (qui ne peut se satisfaire d’une norme couverte par un brevet, ce qui remet en cause tout son système de distribution fondé sur la liberté de partager) mais aussi pour des secteurs aussi importants que celui des télécommunications, et que dans ces domaines les pays en développement ont là une véritable clé de leur croissance.
Pour en savoir plus : Analyse de l’équilibre entre norme et brevets, par G. Greve, FSFE
Les transferts de technologie
Il s’agit là d’un des effets fondateurs de la légitimité du système des brevets. En effet, les brevets sont considérés comme des monopoles privés conférés par l’État à titre temporaire dans le but de motiver les inventeurs à partager leur découverte tout en protégeant leur exploitation économique. Le bénéfice supposé serait donc double : il motive les inventeurs, il permet à la société d’en bénéficier. Seulement, il faut mettre en question cette supposition. Cela reste-t-il vrai au niveau global ? Est-ce encore le cas à l’ère de l’informatique ? Ainsi le secrétariat osait même écrire (attention, il paraît que c’est une petite révolution à l’OMPI)
how the patent system could make positive contributions to an efficient transfer of technology if the system functions in the way for which it is intended. [...] it appears that non conclusive evidence can be found with respect to the relationship between patent protection and the transfer of technology.
On a même droit à une définition plutôt inédite du système des brevets
The term “patent” is often conceived as a synonym of “monopoly” in the market.
The patent system has transformed public good knowledge into a tradable property with defined ownership and limits of the right. Patent law requires clear indications of the owner of the right and scope of the right which is defined by the claims. Ambiguity in ownership or unclear limits to the scope of patent protection only creates uncertainty and potential disputes, and thus becomes a barrier to the effective transfer of technology.
Enfin, bien que l’étude confirme que la force des droits de propriété intellectuelle peut parfois avoir un effet significatif 4, ils sont totalement impertinents au commerce de produits à haute valeur technologique. On pourra cependant regretter que le document adopte un point de vue très réducteur du transfert de technologie, notamment en réduisant l’accès à la technologie par deux procédés : endogène (R&D interne) ou exogène (achat, licence externe); omettant totalement les processus de développement ouvert et collaboratif, dont le Logiciel libre offre un exemple enrichissant.
Cette remarque faisait d’ailleurs l’objet d’une autre déclaration que nous avons pu faire. (Sur cette photo, Karsten peaufine la déclaration. Nous aurons la parole juste à la reprise).
Le système d’opposition aux brevets
Notre dernière intervention se porta donc sur les mécanismes qui permettent à des tiers de s’opposer à l’octroiement d’un brevet, s’ils considèrent que celui-ci enfreint les conditions d’acceptabilité. Dans le domaine des logiciels, où les brevets sont tous plus improbables les uns que les autres, un bon système d’opposition est primordial pour éviter de perturber le développement économique.
Pour illustrer ce fait nous avons donc fait mention de deux exemples. Le premier concernait la récente attribution par l’office américain des brevets et du commerce à Microsoft, d’un brevet ressemblant étrangement à sudo, qui est utilisé sur les systèmes UNIX depuis 1980 (et toujours utilisé par Mac OS X et par GNU/Linux, les deux principaux concurrents de Windows).
Le deuxième abordait le brevet du clic unique. Une improbable « invention » de Amazon qui consiste à acheter un objet en un seul clic. Une invention, déjà « inventée » cinq ans auparavant par Philip Greenspun. Je ne résiste pas à l’envie de vous citer ce qu’il a déclaré au tribunal (parce que Amazon.com a poursuivui B&N en justice sur la base de ce brevet débile)
I was asked « Why didn’t you patent this yourself, if you developed it first? » My reply was « It only took me an hour to build; if I went down to the patent office after every hour of programming, I wouldn’t get very much done. »
Enfin, au-delà de l’opposition aux brevets, il faut aussi se concentrer sur l’application des brevets. En effet, pour le moment en Europe les brevets logiciels ne sont pas légaux (malgré les efforts répétés de l’office des brevets européen). Karsten continuait donc à appuyer la proposition de la FSFE de mettre en place un test en trois étapes pour l’applicabilité d’un domaine dans le système des brevets :
1. y a-t-il une faille avérée du marché à stimuler l’innovation dans ce domaine ? 2. y a-t-il des effets positifs démontrant l’efficacité d’une divulgation obtenue par les brevets dans ce domaine ? 3. le système de brevets parvient-il à fonctionner efficacement pour diffuser le savoir ?
Patents are a form of regulation, and constitute state intervention in the market,” said Karsten Gerloff, president of the FSFE. And, he added, “as with any regulation and intervention, the first consideration must be to do no harm.” These questions should help ensure that patents aid the cause of innovation, he added. (Source: IP Watch)
Les complications diplomatiques : l’impossible consensus

Malheureusement, si les premiers jours étaient enrichissants, le reste c’était le vide intersidéral comme en témoigne cette photo.
Car malgré la proposition constructive du Brésil et les nombreuses déclarations qui s’ensuivirent en faveur d’une telle ligne de travail, la suite s’est compliquée. Les délégations nationales ont pratiqué la politique de la chaise vide pour se réunir en comité régionaux. Une manière de diriger les débats qui met évidemment à l’écart les ONG comme la FSFE. Évidemment, ça n’a abouti sur… rien du tout. On va donc devoir continuer sur la même voie, attendre des nouvelles études, discuter des résultats et discuter des propositions antérieures, afin définir une ligne de débat commune. C’est pas gagné.
À lire : Breakdown In WIPO Patent Committee Could Symbolise Deeper Differences , IP Watch, Genève, 1/02/2010
Deadlock at 14th session of the WIPO Standing Committee on the Law of Patents (SCP), Thiru B., KEI, 29/01/2010
En attendant, ce fut une expérience très intéressante, et enrichissante au-delà de mes attentes.
1. Voir notamment Panel: Standards aid Innovation, But Only If Open, IP Watch, Geneva, 29/01/2010
2. il y avait un document du secrétariat à ce sujet Solutions techniques pour améliorer l’accès à l information en matière de brevets et la diffusion de cette information
3. Article 44 §2 / Attention cependant car ces accords pourraient être grandement remis en cause par l’ACTA…
4. Selon Carsten Fink et Carlos Primo Braga, “How stronger protection of intellectual property rights affects international trade flows” in Intellectual Property and Development.
Sunday, 31 January 2010
Je serai au FOSDEM
Blog de Hugo | 19:52, Sunday, 31 January 2010
Donc cette année, je serai présent au FOSDEM (Qu’est-ce que c’est ?) à Bruxelles du 5 au 7 février. Vous me trouverez au stand de la Free Software Foundation Europe, que nous partagerons avec quelques hackers du projet GNU.
Au passage, La FSFE vient de recevoir une médaille décernée par la fondation Theodor Heuss (du nom du premier président de la RFA).
Ma semaine à Genève à l’occasion de la réunion du Comité permanent du droit des brevets (SCP/14) à l’OMPI (Org. mondiale de la propriété intellectuelle) se termine. Mes impressions à suivre
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Friday, 11 September 2009
Weekly Digest 09/04 to 09/10
Blog de Hugo | 17:39, Friday, 11 September 2009
The thing that shocked me the most this week is without any doubt this article in Tech Crunch about a future device called “Life Recorder” (I already imagine the Apple iLife advertisement campaign). Inspired by a Microsoft Research product called Sensecam, the camera would be attached to our body and record everything we do, and synchronizing it online.
“Imagine an entire lifetime recorded and searchable. Imagine if you could scroll and search through the lives of your ancestors.”
I have to admit, I first thought it was a hoax. My surprise was that it was real… and that actually, people would like it! Comments were far more frightening…
“It would be boring as I spend a great deal of my life on the computer, but regardless I would see no problem in its ‘invasion of privacy’. I rarely do anything I need to keep secret and as such dont care. However, I do forget things very often and would love such a device for that reason. I am also a social networking addict and update my status/location all the time along with pictures if I am able.”
See the discussion going on… and certainly a blog post about that where I’ll give you my point of view about that!
Day-by-day…
2009-09-04
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ceux qu’ont pas GnuNet http://www.gnunet.org/download.php3?xlang=French, je transmets Finkielkraut http://ur1.ca/b4os ogg:http://ur1.ca/b4p2
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Finkielkraut aime le P2P (GnuNet : http://ur1.ca/b4or )
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@manhack L’internet et les ‘pédo-nazis’ : best of vidéo des JT qui parlaient du Net dans les 90’s http://ur1.ca/b44o (in context)
2009-09-05

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Il va encore falloir leur expliquer. http://ur1.ca/b7an
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le navigateur le plus rapide du monde
http://www.uzbl.org/ !fs philosophie UNIX -
2 juges Cour suprême “l’exécution d’un homme ayant prouvé son innocence restait valable [si] procès juste et équitable.” http://ur1.ca/b77n
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Is there any difference between firefox and gnu icecat apart from addons and trademark issues? http://gnuzilla.gnu.org !freesoftware
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quelles licences pour le Saas (software as a service) ? http://ur1.ca/b715 http://ur1.ca/b716
2009-09-07
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allez les développeurs, au boulot
faites mieux que juick.com / identi.ca réunis
http://ur1.ca/b9pa -
RD: @taziden http://identi.ca/user/47293: To follow Telecoms Package Seminar LIVE NOW : http://tr.im/y5aX SPREAD THE LINK !!
2009-09-08
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la vidéosurveillance, c’est aussi “l’institutionnalisation, et la technologisation, du délit de faciès“ http://ur1.ca/bbhf
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Ending the War on Sharing — Richard Stallman http://ur1.ca/bbfb (en français http://ur1.ca/bbfc)
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RT @bayartb L’enregistrement de mon intervention de dimanche sur radio libertaire dispo en ligne: http://x.fdn.fr/rl1 #hadopi #FDN fdn.fr
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@manhack Le plus effrayant ce sont les commentaires ! Mais ils sont tous tarés/débiles/aveugles ou quoi? http://ur1.ca/bb80 (in context)
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@manhack euh… c’est un canular ? (in context)
2009-09-09
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“être anti-hadopi c’est un totalitarisme de voleurs planqués derrière leurs écrans” http://ur1.ca/be4o
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Tday is 9/9/9 - the Day of the no-Beast
#ironmaiden -
@manhack non le PPH et le PP ont fusionné. Et le “PPF” n’est pas vraiment un parti, mais une parodie de parti politique.
2009-09-10
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@fcouchet Merci pour ces commentaires en direct, c’est comme si on était offusqué avec toi
(in context) -
première lettre d’information de l’année envoyée! @libnum !freesoftware (Association Libertés Numériques)
Thursday, 03 September 2009
Daily Digest
Blog de Hugo | 21:59, Thursday, 03 September 2009
Every week, will be posted here a weekly digest from my µblogging notices on Identi.ca
2009-09-03
- My blog about Free Software and Digital Freedoms in general at Free Software Foundation Europe http://ur1.ca/b2gi “Hello World!” #
- Do Advocates of Net Neutrality Disturb? - Les défenseurs de la neutralité du net dérangent-ils ? http://blogs.fsfe.org/hugo/?p=7 @bayartb #
This way, even if identi.ca goes down or lose whatever I had in there; everything is here.















